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Cri du coeur des propriétaires de résidences subventionnées de l'Est ontarien

Les propriétaires de résidences subventionnées sont à bout de ressources. Ils demandent aux Comtés unis de Prescott et Russell et à la province d'augmenter une subvention permettant aux plus démunis de se loger.

Si rien n'est fait, certaines résidences pourraient devoir fermer leurs portes.

Le porte-parole de l'Association des résidences de Prescott et Russell, Normand Tremblay, s'est exprimé devant les maires de la région, mercredi matin.

Fermetures ou perte de services? 

Le montant alloué par la province et les Comtés unis de Prescott et Russell à la clientèle dite subventionnée est trop bas selon le président de ces résidences. Ce sont soit des personnes à faible revenu ou qui éprouvent des problèmes de santé mentale.

Au total, l'indemnité quotidienne s'élève présentement à 51 dollars par jour, ce qui est largement insuffisant selon les propriétaires.

« Qu'est-ce qui va se produire si nous ne réagissons pas? C'est qu'éventuellement, c'est soit que les résidences seront obligées de couper dans les soins et services qu'elles offrent à leur clientèle ou bien elles vont fermer leurs portes », déplore monsieur Tremblay.

L'Association des résidences de Prescott et Russell demande aux Comtés unis de bonifier leur part.

La mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, est ouverte à l'idée, tout comme le maire de Casselman, Conrad Lamadeleine.

« On vieillit tous ici. Qu'est-ce qui va nous arriver tantôt? C'est nous autres qui nous en venons tantôt là avec ça », a dit le maire de Casselman.

Ce dernier s'est montré critique à l'égard du gouvernement ontarien qui, selon lui, pourrait en faire plus.

« On est capable de gaspiller à la province. Il n'y a pas de problème. Nous sommes capables de dépenser 70 millions pour des folleries, mais quand ça arrive aux résidences, aux Comtés, les choses importantes, non », a-t-il dit d'un ton sévère.

Le député provincial Grant Crack a promis de rencontrer le ministre des Services sociaux de l'Ontario, pour discuter de la situation.

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