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D'importants changements au sein de la police d'Ottawa expliqués au public

La police d'Ottawa se prépare à une révision de la façon dont elle déploie ses centaines d'agents de première ligne, soit environ les deux tiers de ses forces.

Avant le grand redéploiement du 23 janvier prochain, le service de police tient des sessions pour en informer le public. La première séance se tient lundi soir au Sportsplex de Nepean.

« Il s'agit du plus grand changement que nous avons vu dans l'organisation depuis 1995 [lors de la fusion des forces policières d'Ottawa, de Nepean et de Gloucester ] », souligne le surintendant Mark Ford, du Service de police d'Ottawa.

Selon lui, les changements à venir sont principalement internes et ne devraient pas être perçus par le public.

Plus de 800 agents de première ligne seront regroupés dans une même unité, afin que les superviseurs soient capables d'avoir une vue d'ensemble pour régler les problèmes.

Cela entraînera la disparition des divisions géographiques (est, ouest et central) ainsi que la fin de la division des agents entre patrouilleurs et policiers de quartier.

C'est un modèle très flexible, adaptable, souple qui permet de déployer nos agents où nous en avons besoin, quand nous en avons besoin.

Mark Ford, surintendant de la police d'Ottawa

Mark Ford précise que certaines tâches ne seront plus effectuées par les agents, notamment les rapports pour les introductions par effraction, qui seront menés par les analystes en scène de crime. Les résidents devront aussi remplir davantage de rapports en ligne, notamment pour les collisions.

Ces mesures permettront aux agents de première ligne de répondre à davantage d'appels et de mieux connaître les problèmes de quartier. « C'est une approche plus généraliste. Nous partageons tous cette responsabilité », souligne le surintendant.

Des sceptiques

Le conseiller de Rideau-Vanier Mathieu Fleury se dit inquiet de ces nouveaux changements.

« On sait que le Mc Donald, le 99 Rideau, le LCBO, le Beer Store, puis l’Armée du salut ce sont quatre des dix endroits les plus occupés en ville. C’est très proche ces zones-là. Alors, pourquoi ne pas travailler de façon proactive dans la zone au lieu d’attendre les appels », s'interroge M. Fleury. « Il y a un épuisement dans la communauté ».

La conseillère municipale Diane Deans, qui représente le quartier Gloucester-Southgate, n'est pas convaincue par ces changements. Elle croit que les agents peuvent faire une plus grande différence lorsqu'ils se concentrent sur une partie de la ville.

Elle estime que la nouvelle approche les empêchera de développer des rapports avec les différents quartiers de la ville.

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