L'ex-animateur vedette Daniel Séguin qui avait déjà reconnu sa culpabilité pour avoir conduit avec les facultés affaiblies causant des lésions corporelles, en 2010, purgera une peine de 90 jours en prison.

Daniel Séguin a reçu sa peine mercredi après-midi, au palais de justice de Gatineau. Il purgera sa peine de façon discontinue au centre de détention de Gatineau, les fins de semaine, du samedi à 9 h au dimanche à 16 h, à compter du 24 juin.

La cour impose également au propriétaire de l'entreprise Les Productions Quoi! une ordonnance de probation sans surveillance d'une année.

La probation est assujettie à quelques conditions. Daniel Séguin ne doit pas, entre autres, troubler l'ordre public, avoir une bonne conduite, répondre aux convocations du tribunal, prévenir les autorités judiciaires s'il change d'adresse ou de nom et faire part de tous ses changements d'emploi ou d'occupation.

« J'ai une pensée pour la victime. Je suis heureux, aujourd'hui, parce qu'elle est bien », a déclaré Daniel Séguin à la sortie de la cour. « Je vais passer à autre chose. Je ne sais absolument pas ce qui m'attend. Je ne connais pas la prison. »

Il aura fallu une trentaine de comparutions devant la cour pour régler ce dossier. Les procédures judiciaires ont pris sept ans. L'ex-animateur est aujourd'hui un homme soulagé.

« Ça termine un processus qui a été très, très long et très difficile », a-t-il dit. « Ç'a tout changé ma vie. Je retiens quelque chose :  ma vie n'est plus pareille. Je peux vous assurer que je ne suis plus le même gars! »

Les faits

Le 11 août 2010, Daniel Séguin conduisait sur le boulevard Taché avec un taux d'alcoolémie trois fois plus élevé que la limite légale. Il a dévié de sa voie et a heurté une voiture qui conduisait en sens inverse.

La victime était une femme enceinte de quelques mois. Elle a été conduite à l'hôpital où on lui a diagnostiqué une entorse cervicale. Pendant un certain temps, il était impossible pour la jeune femme de conduire sa voiture.

La poursuite réclamait entre six à neuf mois de détention. La défense souhaitait plutôt une sentence suspendue dont la durée serait de courte durée.

Au mois de mai 2016, Daniel Séguin a enregistré un plaidoyer de culpabilité. Il a reconnu les faits qui lui ont été reprochés et a verbalisé des remords.

La cour lui a interdit de conduire pour une durée d'une année.

Avec les informations de la journaliste Laurie Trudel

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