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Dans les coulisses du Salon du livre de l’Outaouais

Saviez-vous qu'il faut un an complet pour planifier le Salon du livre de l'Outaouais? Voici comment se déroule l'installation des 215 kiosques où 497 auteurs rencontreront près de 35 000 visiteurs du 1er au 4 mars 2018.

Une collaboration de Christelle D’Amours et Joël Fitzgerald

Le jeudi 1er mars 2018, le Salon du livre de l’Outaouais (SLO) ouvre ses portes pour la 39e année consécutive.

« Là, c’est de l’excitation! », a confié Anne-Marie Trudel, directrice générale du SLO, lors d’une entrevue à peine 24 heures avant l’arrivée des premiers visiteurs. « En fait, c’est le meilleur moment de mon année. Parce que toute l’année on [y] travaille, puis tu sais, c’est des milliers de courriels, des milliers de détails. »

Depuis cinq jours, le travail de montage est commencé : un fourmillement emplit les 15 000 mètres carrés occupés par l’événement.

Les maisons d’édition ont rendez-vous au débarcadère toutes les quinze minutes en suivant un horaire bien précis, fixé il y a déjà deux semaines. Il faut près de dix heures pour décharger tous les livres qui arrivent, afin que tout soit prêt avant l’ouverture officielle du salon.

« On ne peut pas prendre de délai, il faut que ça roule! », ajoute Mme Trudel.

Un travail de longue haleine

Même si la course folle des derniers préparatifs bat son plein dans les jours précédant l’ouverture du SLO, il faut savoir que la planification, elle, est amorcée plusieurs mois d’avance. Les kiosques sont réservés dès le mois d’août.

Ce ne sont pas les organisateurs qui ont la tâche d’inviter les auteurs qui prendront part à l’événement, mais bien les maisons d’édition qui choisissent ceux qui iront à la rencontre du public.

Anne-Marie Trudel, qui cumule neuf ans d’expérience à titre de directrice générale de l’événement, explique que malgré toute la volonté d’anticiper les imprévus, il ne faut pas négliger la possibilité que certains pépins se manifestent à la dernière minute.

Par exemple, il faut repenser l’emplacement des files d’attente lorsque des auteurs populaires tiennent des séances de dédicaces. « La règle c’est que je ne veux pas encombrer le voisin de la maison d’édition, parce que lui aussi il a son stand, puis il ne veut pas les gens soient limités », explique notre interlocutrice.

L’art d’attirer l’attention

« Le diable est dans les détails », s’amuse Mme Trudel. Les exposants redoublent d’efforts pour détourner le regard des passants.

La majorité des exposants, souvent des regroupements de maisons d’édition, optent pour des « pavillons ». Ce sont des installations personnalisées qui peuvent être transportées dans les salons à travers la province.

D’autres éditeurs indépendants préfèrent des kiosques qu’ils aménagent sur place.

La tendance est à l’affichage numérique et aux structures épurées. Un investissement payant qui optimise la promotion tout en allégeant l’aménagement des lieux, selon la directrice générale.

Anne-Marie Trudel considère toutefois que rien n’égale les échanges entre les auteurs et le public. « Les auteurs demandent à leur maison d’édition [d’être présents]. C’est dans les salons du livre qu’ils ont des contacts humains », dit-elle.

La clé de la réussite

Le Québec compte neuf salons du livre qui se succèdent durant l’année. L’événement qui prend place au Palais des congrès de Gatineau est le troisième en importance dans la province.

Le secret de la gestion d’un tel événement? « C’est mon élan créatif », répond Mme Trudel. Elle ajoute qu’il faut renouveler la programmation chaque année et essayer de nouvelles choses.

Les diffusions en direct sur Facebook et les événements hors des murs du SLO font partie des plus récentes initiatives de l’équipe.

L’organisation de l’événement est assurée par une équipe de cinq personnes, appuyée par 150 bénévoles.

« L’Outaouais est reconnue pour ses bénévoles. Il y a vraiment une culture d’accueillir les auteurs [....] et de fournir ce qu’ils ont besoin. Ce sont de petites attentions qui font la différence », soutient Anne-Marie Trudel.

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