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De faux bulletins d'inscription pour une vraie université franco-ontarienne

Même si la première ministre Kathleen Wynne a refroidi les ardeurs des partisans du projet d'université francophone en Ontario en affirmant qu'elle ne s'engageait pas dans la construction d'un édifice, mais bien dans l'accroissement du nombre de programmes postsecondaires en français dans les universités existantes, le projet d'une université franco-ontarienne reste toujours bien vivant.

Cette fois, ce sont les 600 participants aux Jeux franco-ontariens, qui sont rassemblés à Pembroke à l'ouest d'Ottawa, qui souhaitent poursuivre la bataille. Ils estiment que les Jeux franco-ontariens peuvent être l'occasion, pour la Fédération de la jeunesse ontarienne, de démontrer son pouvoir politique.

Ainsi, la fédération, qui organise les 23es jeux franco-ontariens, distribue aux participants de faux bulletins d'inscription à une université franco-ontarienne.

Pour les jeunes francophones, il s'agit d'un signe de protestation qui réaffirme leur volonté d'avoir une université francophone dans leur province

« Ça peut devenir de l'assimilation parce que même à l'Université d'Ottawa - une université bilingue - on n'a pas la vie étudiante en français qu'on aurait dans une institution complètement de langue française où l'on peut avoir une vie sociale et une vie étudiante en français », affirme le président de la FESFO, Jérémie Spadafora.

Les faux bulletins seront envoyés à la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, au cours des prochaines semaines.

Les participants espèrent ainsi qu'ils auront contribué à bâtir un réseau francophone d'éducation postsecondaire fort en Ontario.

Avec les informations de Claudine Richard.

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