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De l’aide supplémentaire pour les sinistrés de Pontiac

Un centre d'aide ouvre ses portes dans le secteur de Luskville, jeudi et vendredi, pour offrir du soutien aux sinistrés des inondations printanières qui ont touché la Municipalité de Pontiac en Outaouais.

Pour les résidents touchés, la crue printanière a été stressante, épuisante et décourageante. Près de quatre mois après le sinistre, les questions sont toujours nombreuses.

« Les gens ne savent pas ce qui se passe. Depuis deux semaines, on a constaté un stress, une impatience. Les gens ont commencé à recevoir au compte-goutte leurs constats de dommage. Ils cherchent à savoir où ils s’en vont. L’automne approche, l’hiver approche quand même », a constaté Meghan Lewis, qui coordonne les services d'aide aux sinistrés dans la MRC de Pontiac.

Dans la MRC, plus de 250 résidences ont été inondées et Mme Lewis s'attend à ce que plus d'une centaine de propriétaires fassent des réclamations. Pour que les citoyens obtiennent des réponses, la Municipalité du Pontiac a décidé de rassembler divers intervenants.

« On a insisté pour avoir l'aide du gouvernement. Ce n'est pas juste que les gens aient à se déplacer dans le secteur de Gatineau pour avoir plus d'informations », a souligné le maire de Pontiac, Roger Larose.

Avocats, intervenants sociaux du Centre de santé et de services sociaux de l’Outaouais, bénévoles de la Croix-Rouge et représentants de l’Office municipal de Gatineau seront mobilisés à la bibliothèque de Luskville de 13 h à 20 h.

« On est en fait un groupe de différentes organisations complémentaires les unes avec les autres qui vont être en mesure d’aider les sinistrés avec chacun des aspects de leur situation », a expliqué Véronique Boyer, directrice générale du Centre de justice de proximité de l’Outaouais.

Les sinistrés pourront poser leurs questions relatives à des décisions qui ont été rendues par le ministère de la Sécurité publique et par la Municipalité de Pontiac, notamment sur le processus d’indemnisation et de reconstruction de leur maison.

Paul Albert, un résident de Quyon, est l'un de ceux qui se sont déplacés jeudi.

« Je veux voir des représentants de la Sécurité publique pour savoir s'ils ont des nouvelles des inspections faites il y a onze semaines », a indiqué M. Albert. « Les contracteurs ne veulent pas toucher aux réparations, parce que la maison est en train de s'effondrer. On tourne en rond. »

Pour sa part, Chantal Roy, résidente de Luskville, a finalement réussi jeudi à obtenir les résultats de l'évaluation des dommages sur sa propriété.

« Nous ne reconstruirons pas. Il faut démolir, c'est une perte totale », a-t-elle dit, tout de même soulagée d'avoir pu obtenir des réponses claires.

Pour contester les décisions

Le Centre de justice de proximité veut aider les résidents de Pontiac à contester des décisions ou à déposer une demande de révision de leur dossier. Selon Mme Boyer, il y a toujours des possibilités de révision ou d’appel prévues par la loi.

« C’est quelque chose qu’on souhaite expliquer aux sinistrés. Les décisions des municipalités sont également sujettes à être révisées par les tribunaux », a fait savoir Mme Boyer.

Elle a mentionné que ce ne sont pas des procédures « simples et faciles », mais qu'elles existent.

Avec les informations de Laurie Trudel et d'Estelle Côté-Sroka

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