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De mystérieux colis sèment l'émoi sur les campus universitaires d'Ottawa

Des associations étudiantes d'Ottawa sont parmi celles qui se retrouvent devant un phénomène inusité : de mystérieux colis expédiés par l'entremise d'Amazon leur sont envoyés. Parmi les objets reçus, des casques d'écoute, des chargeurs de téléphone, des réveille-matin, mais aussi des jouets sexuels.

Un texte de Yasmine Mehdi

Plusieurs universités à travers le pays sont dans la même situation.

« C'est vraiment troublant. Nous pensions être les seuls à les recevoir, mais nous avons découvert que plusieurs associations étudiantes recevaient les mêmes colis », a expliqué un employé de l'association étudiante de l'Université Carleton, Taylor Neely.

Les colis ont commencé à être livrés aux bureaux de l'association étudiante vers la fin de l'été. Depuis, ils s'empilent à l'arrière du local, sans que personne ne les réclame.

« Nous avons parlé au service postal de l'Université, qui nous a dit que tant et aussi longtemps que des colis nous seraient destinés, ils continueraient à les apporter », a soupiré M. Neely.

L'employé soutient avoir reçu une quarantaine de boîtes en tout. Malgré la diversité d'objets reçus, le modus operandi est semblable. L'adresse de l'expéditeur n'est pas indiquée sur les boîtes, aucun message ne figure à l'intérieur des colis et les objets électroniques reçus semblent bon marché.

« C'est difficile de donner un montant, mais on a reçu des douzaines d'objets, donc je dirais qu'il y en a définitivement pour plusieurs centaines de dollars », a-t-il relaté. « Et nous n'avons aucune façon de renvoyer ces colis. »

Amazon mène son enquête

La Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa est aux prises avec le même problème depuis plusieurs mois.

« On a contacté Amazon, qui nous a dit que nous ne pouvions pas retourner les objets si nous ne savions pas qui les avait envoyés [...] On a contacté le service postal de l'Université, mais on n'a rien appris », a indiqué la porte-parole Kathryn LeBlanc dans un courriel.

Contacté par Radio-Canada, Amazon a confirmé qu'elle se penchait sur le cas des colis non sollicités. L'entreprise a affirmé que cela constituait une infraction à ses politiques et qu'elle « collaborait avec les forces de l'ordre pour prendre les mesures appropriées » afin de bannir les expéditeurs anonymes.

Mais ces efforts ne semblent pas porter fruit. Mardi, l'association étudiante de l'Université Carleton a reçu une autre boîte. Son contenu? Des bottes pour femme roses. Les élus étudiants envisagent maintenant d'organiser une vente de charité si personne ne réclame les colis.

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