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De retour à son poste après une appendicite, le maire d'Ottawa dresse son bilan de 2017

Dans une entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau, le maire Jim Watson a dressé un bilan de l'année 2017 marquée par les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Il a abordé des sujets épineux, comme le lancement du train léger, le déménagement de l'Armée du Salut et un possible déménagement des Sénateurs.

M. Watson, on devait vous rencontrer à la fin de l’année, mais ça n’a pas été possible pour des raisons de santé. Comment allez-vous?

Après l’adoption du budget municipal, j’ai quitté la salle du conseil et je suis allé à l’Hôpital Queensway Carleton pour une opération de l’appendice. La chirurgie a eu lieu dans la nuit, à minuit. Je suis resté à l’hôpital pendant quatre ou cinq jours. Maintenant, je suis à 100 % prêt pour 2018.

Quel bilan faites-vous? Avec quelques jours de recul, Ottawa a-t-elle su tirer profit de 2017?

C’est un grand succès. On a eu les meilleures statistiques pour le tourisme dans toute la ville d’Ottawa, une forte hausse de visiteurs, non seulement en provenance du Canada, mais aussi d’autres pays. La Machine, c’est mon favori avec le dragon et la grande bataille dans les rues du marché By. Avec des choses comme le Red Bull Crushed Ice, la Coupe Grey, le 100e anniversaire de la Ligue nationale de hockey au parc Lansdowne, c’est une année très très spéciale et je suis très fière de nos efforts.

Il y a eu beaucoup d’investissements en 2017. Qu’est-ce qu’on fait pour s’assurer que 2018 soit aussi vivante que ce qu’on a connu en 2017?

C’est certainement un défi. Nous n’avons pas un budget de 40 millions de dollars pour attirer de grands événements, mais je pense qu’on a établi notre crédibilité comme une ville qui a la capacité et le professionnalisme pour accueillir de grands événements sportifs et culturels. On va continuer de travailler avec Tourisme Ottawa et Tourisme Outaouais pour attirer de grandes conférences et de grands spectacles dans les prochaines années.

2018 sera une année chargée avec l’entrée en gare du train léger. On apprenait avant les fêtes qu’il y a certains retards. Êtes-vous en mesure de nous donner une date plus précise de son entrée en service?

On va certainement voir le nouveau système du train léger dans l’année 2018. Le mois exact, je ne le connais pas, mais probablement dans les deux prochains mois, nous pourrons donner une date précise. Si le projet est en retard, c’est de la responsabilité du secteur privé de payer pour ça et pas celle des contribuables parce qu’on a signé un contrat avec un prix fixe.

Certains sujets en 2017 ont suscité des discussions houleuses, je pense entre autres au projet de déménagement de l’Armée du Salut. Il y a beaucoup de citoyens qui se sont mobilisés. Est-ce que vous êtes encore convaincu aujourd’hui que c’est le bon projet pour l’Armée du salut et pour vos citoyens?

Je reconnais que c’est un débat qui suscite beaucoup d’émotions. Beaucoup de résidents ne veulent pas de projet comme ça dans leur quartier. Mais pour nous, c’est nécessaire d’aider des personnes qui sont sans-abri et qui ont des problèmes médicaux. Et en même temps, je ne pense pas que la situation soit acceptable dans le marché By. C’est pour cette raison que j’appuie le projet sur le chemin de Montréal.

En 2017, on a vu être adoptée la loi faisant d'Ottawa une ville bilingue. Vous vous y êtes toujours opposé. Comment voyez-vous les changements à venir?

J’ai toujours dit que la Ville d’Ottawa est une ville bilingue. On a une politique officielle qui dit cela. Et quand [Nathalie] Des Rosiers, la députée d’Ottawa-Vanier, a proposé son projet de loi, elle a travaillé avec moi. Elle a dit que c’était seulement pour réaffirmer que la Ville d’Ottawa était bilingue. Cela ne change pas notre politique et ça va donner une garantie à toute la communauté francophone d’avoir un minimum de services. Ça n’est pas possible de réduire les services en français et je suis d’accord avec ça.

Le propriétaire des Sénateurs a fait beaucoup de vagues en déclarant qu’il ne fermait pas la porte à un déménagement possible de l’équipe. Est-ce que ça vous inquiète?

Je pense que ce n'est pas une bonne réponse de [Eugene] Melnyk. Je suis un peu fâché qu’il ait dit qu’il allait déménager l’équipe. [Gary] Bettman dit que ce n’est pas le cas. Il est le commissaire de la Ligue nationale de hockey. Deuxièmement, M. Melnyk a dit qu'un déménagement aux plaines LeBreton n'est peut-être pas nécessaire, mais ça, c'est la seule raison pour laquelle on avait un concours avec la Commission de la capitale nationale et on a choisi RendezVous LeBreton parce que je pense que c'est la meilleure chose pour l'équipe de déménager dans le centre-ville, pour [aller chercher des parts de marché au] Québec. [...] M. Melnyk dit beaucoup de choses, mais ma priorité est de continuer à travailler avec lui, la CCN et le gouvernement fédéral pour redévelopper cet espace vert sur la rivière des Outaouais.

2018, c'est aussi une année électorale. Il y a des rumeurs qui disent que certains candidats aguerris seraient tentés de briguer la mairie. Comment est-ce que vous voyez votre avenir politique?

J'ai annoncé il y a un an ou un an et demi que je serai candidat en octobre. Je suis très fier du travail que nous avons fait avec mon équipe pour le train léger, pour le parc Lansdowne, pour la cour des arts, [...] le centre innovation. Maintenant, ça va être comme une entrevue pour un emploi avec presque un million de patrons qui vont décider de mon avenir en octobre, mais je suis satisfait de mon programme.

Quelles seront vos priorités si vous êtes réélu?

Certainement la seconde étape du train léger. C'est un projet de 3,3 milliards de dollars.

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