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Début du procès d'un policier de Gatineau accusé de parjure

Un policier de Gatineau accusé de parjure subit son procès cette semaine, trois ans après le dépôt des accusations contre lui.

Jeffrey Greetham est accusé d’avoir menti dans le but de tromper, pendant son témoignage lors de son procès pour agression sexuelle, en décembre 2012.

Le policier avait été acquitté en 2013. Le juge avait indiqué qu’il avait des doutes raisonnables sur la culpabilité du policier et sur certains aspects du témoignage de la présumée victime, une jeune femme de 20 ans au moment des faits allégués.

Le magistrat était également d'avis que le policier et la présumée victime entretenaient une relation malsaine.

La femme et le policier avaient gardé contact après qu'elle eut été impliquée dans un incident de violence conjugale en 2009. Jeffrey Greetham était intervenu comme policier après un appel de la jeune femme. Les deux s’étaient revus à quelques reprises par la suite.

Les six chefs d’accusation de parjure auxquels fait face le policier découlent d'une enquête menée par la Division des normes professionnelles et des affaires internes du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), après le témoignage du policier devant le tribunal en 2012.

Celui qui occupait le rôle d’inspecteur au sein de ce groupe, Sylvain Renaud, a été appelé à témoigner lundi matin à titre de premier témoin de la Couronne.

La cour va entendre lundi après-midi le contre-interrogatoire de la deuxième témoin, la femme qui alléguait que le policier Jeffrey Greetham l’avait agressée sexuellement en 2010.

Jeffrey Greetham a été suspendu avec salaire après l’enquête de la Division des normes professionnelles et des affaires internes du Service de police de la Ville de Gatineau, en juillet 2015.

Une personne coupable d’avoir menti sous serment s’expose à une peine maximale de 14 ans d’emprisonnement.

Avec les informations de Julie-Anne Lapointe

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