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Déception de militants devant la composition du Conseil des gouverneurs de l’Université de l’Ontario français

Si l'annonce de la composition du Conseil des gouverneurs de la future Université de l'Ontario français représente une étape de plus vers la concrétisation du projet, certains militants déplorent l'absence de représentativité des différentes régions francophones de la province.

« On a toujours eu une vision provinciale du projet [...] on aurait aimé ça, avoir des gens de l’est et du nord », note le coprésident du Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO), Jocelyn Leblanc.

Même s’il y a une bonne diversité au sein du Conseil, tant en matière d’expertise de ses membres qu’en terme de parité des genres, les représentants des autres régions de la province brillent par leur absence, ce qui nuirait à la bonne gouvernance du Conseil.

C’est du moins ce qu’avance la présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), Soukaina Boutyieb.

« En terme de bonne gouvernance, on cherche des expertises, mais aussi de la représentativité régionale. C'est une pratique qui se fait en gouvernance pour plusieurs entreprises et c'est une pratique qui fonctionne », soutient-elle.

« La stratégie des petits pas »

Selon Jocelyn Leblanc, la composition du Conseil des gouverneurs s’explique par la gestion du projet de l’Université franco-ontarienne dès ses débuts en 2016.

« Il ne faut pas juger ce qui se passe présentement, mais plutôt aller critiquer ce qui s’est passé en 2016 lorsque le conseil de planification a eu comme mandat de concentrer seulement dans le centre-sud-ouest », estime-t-il.

« On a appuyé le fait qu’on n’aurait pas pu avoir le mandat provincial qu’on aurait souhaité tout de suite en partant. Moi, je vois l’Université de l’Ontario français à Toronto comme une première étape », nuance le président de l’Assemblé de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin.

Il ne faudrait donc pas s’attarder à l’état actuel de l’Université, mais regarder vers l’avenir pour qu’elle puisse grandir et rejoindre davantage d’étudiants francophones partout en province afin d’avoir une maison d’enseignement « par et pour les francophones », croit M. Leblanc.

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