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Demande de démolition pour lancer les travaux du projet Zibi

La Ville de Gatineau déterminera le 10 août si elle approuve la démolition de trois bâtiments situés rue Eddy. Il s'agit d'une demande de l'entreprise Windmill, pour lancer les travaux de son projet immobilier et commercial Zibi, sur les anciens terrains de l'usine Domtar.

L'entreprise confirme avoir soumis une requête au Comité de démolition municipal, tout en précisant « qu'aucun de ces bâtiments [situés au 3, rue Eddy] n'a un intérêt patrimonial ».

« Il s'agit d'un quai de chargement pour permettre le rallongement de la rue Laval, un garage à six stalles et une petite portion du moulin, afin de permettre la construction d'une entrée pédestre sur les lieux », précise-t-on par courrier électronique.

Les travaux permettront notamment de créer deux entrées pour piétons, afin de relier le futur site au centre-ville de Gatineau.

Une facture salée pour la décontamination

Le cofondateur de Windmill, Jeff Westeinde, ajoute que le bâtiment patrimonial, situé au coin des rues Eddy et Laurier, présente « beaucoup de problèmes structurels. »

La compagnie est en pourparlers avec le ministère de la Culture « pour créer un plan de rénovation ». Tous les autres édifices patrimoniaux feront également l'objet de rénovations, soutient M. Westeinde.

Si la demande de démolition est approuvée, les travaux seront effectués cet automne, tout comme la décontamination du site. « Presque partout sur le site, c'est contaminé, parce que c'était un site industriel pendant presque 200 ans », explique M. Westeinde.

La facture est estimée à un milliard de dollars.

« On n'a pas encore commencé, alors peut-être qu'on aura quelques surprises », ajoute-t-il. « Mais je pense qu'on est vraiment conservateurs avec la façon dont on regarde le projet. »

La construction comme telle sur le site de Zibi est prévue au printemps 2016.

Des ententes avec les communautés autochtones

Jeff Westeinde souligne par ailleurs que Windmill a signé plusieurs ententes avec les communautés autochtones reconnues par le gouvernement fédéral.

L'entreprise détient ainsi des lettres d'entente ou est en cours de négociations.

« On a vraiment une bonne relation avec les communautés algonquines dans la région et on travaille sur plusieurs initiatives pour le développement économique et pour la reconnaissance des terrains traditionnels », précise-t-il.

M. Westeinde reconnaît cependant qu'un groupe soutenant représenter les Autochtones demande qu'un parc soit aménagé sur les îles Chaudière et Albert, considérées sacrées.

Un stade aux plaines LeBreton?

Jeff Westeinde n'a pas obtenu de nouvelles quant au projet de stade des Sénateurs d'Ottawa sur les plaines LeBreton, puisque quatre soumissions sont toujours en cours d'évaluation par la Commission de la capitale nationale (CCN).

Il continue toutefois d'approuver l'idée et est même convaincu qu'elle puisse aller de l'avant. « Un aréna sur les plaines LeBreton pour Gatineau et Ottawa, c'est vraiment une idée merveilleuse », soutient-il.

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