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Demande de recours collectif de 60 M$ contre GoodLife Fitness

Carrie Eklund, une entraîneure personnelle pour GoodLife Fitness, aurait passé une centaine d’heures par mois à recruter de nouveaux clients, sans être rémunérée.

Les entraîneurs de GoodLife doivent aussi remplir des formulaires après les séances avec leurs clients, mais ne peuvent pas réclamer de compensation pour ça.

Josh Mandryk, un des avocats qui représentent les demandeurs du recours collectif, affirme que les politiques de GoodLife empêchent ses employés d’être adéquatement rémunérés pour leur travail, par exemple, pour la préparation de cours d’entraînement et le recrutement de nouveaux clients.

Certaines tâches ne sont pas reconnues par GoodLife et les heures supplémentaires consacrées pour ces tâches ne sont tout simplement pas comptabilisées et donc pas payées.

Josh Mandryk, avocat

Il précise que, dans certains cas, leurs feuilles de temps électroniques ont été « modifiées par des gérants ou des administrateurs des centres » lorsque les employés réclamaient plus de 44 heures par semaine.

Tout employé non syndiqué de GoodLife, ancien ou actuel, depuis 2014 est admissible au recours collectif de 60 millions de dollars. Ils seraient des milliers, selon l’avocat.

Dans une déclaration envoyée par courriel, jeudi, GoodLife affirme qu’offrir un milieu de travail juste et équitable qui appuie ses employés est une priorité.

Nous sommes en désaccord avec les allégations énoncées dans cette demande. Nous sommes actuellement en train d'examiner et d'évaluer ces allégations afin de pouvoir nous défendre.

Adam Roberts, porte-parole, GoodLife Fitness.

La firme de Josh Mandryk se spécialise en droit du travail. Goldblatt Partners, s'est occupé de dizaines de cas semblables, notamment pour protéger des employés de banque qui n’étaient pas payés pour leurs heures supplémentaires.

« Pour les employés non syndiqués du secteur privé, c’est très difficile de contester les politiques d’un employeur et il y a souvent des pressions pour faire des heures supplémentaires sans être rémunéré », affirme-t-il.

La demande contre GoodLife Fitness, déposée le 12 octobre en Cour supérieure de l’Ontario, doit encore être approuvée. Josh Mandryk s’attend à ce que la cause soit entendue l’an prochain.

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