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Demande de remise en liberté de Shakti Ramsurrun : la famille des victimes « impuissante »

Incarcéré depuis 2012, Shakti Ramsurrun accusé de triple meurtre à Gatineau invoque l'arrêt Jordan pour demander d'être remis en liberté. Une annonce qui choque la famille des victimes.

Lors du drame survenu le 24 mai 2012, dans un quartier paisible d'Aylmer, à Gatineau, une mère de famille de 21 ans, Anne-Katherine Powers, sa mère, Louise Lebœuf, et son beau-père, Claude Lévesque, ont tous trois été assassinés dans leur résidence.

Shakti Ramsurrun est arrêté quelques heures plus tard et accusé des meurtres de son ex-conjointe et de ses anciens beaux-parents. Depuis, il a réclamé l'abandon de toutes les procédures judiciaires contre lui.

Anne-Marie Lévesque, la fille de Claude Lévesque, n'a été qu'à moitié étonnée de la demande de l'auteur présumé des faits, car elle en avait entendu parler de l'arrêt Jordan.

« Quand j’ai entendu parler de l’arrêt Jordan, j’ai pris pour acquis que la plupart des accusés qui étaient incarcérés depuis plus de 18 mois allaient tenter leur chance », assure-t-elle. « Qui n'essaierait pas? », s'interroge-t-elle.

Elle a tout de même été choquée par l'annonce. « Ma réponse à l’enquêteur en chef par courriel avait beaucoup de points d’exclamation », raconte Anne-Marie Lévesque.

Cela va sans dire que pour les familles des victimes, c'est extrêmement éprouvant.

Anne-Marie Lévesque, la fille de Claude Lévesque, assassiné en 2012

Les délais causés par la défense elle-même ont ralenti la procédure, selon Mme Lévesque, qui comme il s'agit d'une affaire importante, espère que la cour n'acceptera pas la remise en liberté de Shakti Ramsurrun.

La requête sera entendue dans deux semaines, le 22 février au palais de justice de Gatineau. Le procès de Shakti Ramsurrun devrait se dérouler du 3 avril au 24 juin.

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