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Dépendances aux opioïdes : quelques médecins prescrivent la majorité des médicaments

Parmi les médecins ontariens qui prescrivent des médicaments pour soigner les dépendances aux opioïdes, un petit nombre d'entre eux remettent la majorité des ordonnances. Une étude publiée dans le journal médical Drug and Alcohol Dependence révèle que 56 % des prescriptions de méthadone ont été rédigées par 57 médecins, en 2014.

Quant à la buprénorphine, mieux connue sous le nom de la marque de fabrique Suboxone, 64 praticiens ont prescrit 61 % des quantités de médicaments remis aux patients, en 2014.

Les auteurs de l’étude indiquent que la plupart de ces médecins travaillent dans des centres de traitements aux dépendances dans des grands centres urbains et qu’ils consultent des douzaines de patients chaque jour.

Ce regroupement de services rend le système de traitement des dépendances aux opioïdes vulnérable, selon l’auteure principale de l’étude, la scientifique Tara Gomez de l’hôpital St-Michael’s et de l’Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES).

Elle ajoute que les données soulèvent des questionnements sur la qualité de services que les patients reçoivent, en particulier lorsqu’ils doivent fréquemment passer des tests d’urine.

Des tests d’urine à répétition

À l’aide des données de l’ICES, l’équipe de chercheurs a identifié 893 médecins qui ont remis des ordonnances de méthadone ou de buprénorphine à plus d’une reprise en 2014 à des patients admissibles au Programme de médicaments de l’Ontario.

Les médecins qui ont prescrit de la méthadone abondamment ont traité en moyenne 435 patients durant l’année de l’étude.

Les patients pour leur part ont cumulé en moyenne 43 visites en 2014 et 43 tests d’urine pour 190 jours de traitement de méthadone. Ce qui mène à un test d’urine effectué en moyenne tous les quatre ou cinq jours par patient, explique Mme Gomez.

Les médecins ont facturé en moyenne 648 352 $ à l’Assurance-santé de l’Ontario pour les services offerts aux patients auxquels ils ont prescrit de la méthadone. 46 % de ce montant a servi à couvrir le coût des tests d’urine.

Le coauteur de l’étude, le Dr Meldon Kahan du Women’s College Hospital à Toronto, souligne pour sa part l’importance d’un suivi médical dans des centres de santé communautaire ou de santé familiale pour les les patients qui suivent un traitement de méthadone ou de Suboxone.

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