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Dépistage précoce du cancer du sein : l'Hôpital d'Ottawa teste les mammographies 3D

Le Centre de santé du sein de l'Hôpital d'Ottawa entreprend une étude de deux ans pour déterminer si la nouvelle technologie de mammographie en trois dimensions améliore la précision des diagnostics. L'Hôpital veut ainsi augmenter ses cas de traitements précoces et traiter moins de cas classés « faux positifs ».

La technologie 3D permet un examen plus approfondi du tissu mammaire, selon la Dre Jean Seely, directrice de l'imagerie du sein à l'Hôpital d'Ottawa.

« Ça augmente la précision et permet de trouver plus de cas de cancer », a expliqué en anglais la docteure Seely. « Jusqu'à 30 % de plus. »

Ces cas sont des cas de cancer qui compte. Ce sont des cas de cancers invasifs, ceux que nous savons qu'ils peuvent causer d'importants dommages.

Dr Jean Seely, directrice de l'imagerie du sein à l'Hôpital d'Ottawa

Améliorer la détection précoce

Le nouveau procédé numérique de modélisation permet aux médecins de voir une série de plans transversaux du sein assemblés afin de faire un modèle tridimensionnel, plutôt que d'une seule image bidimensionnelle.

Le dépistage amélioré prend trente secondes de plus que l'ancien procédé.

Le dépistage précoce améliore grandement les chances de survies, affirme la Mme Seely. Cette dernière ajoute que la nouvelle technologie, combinée à des mammographies régulières, pourrait mener à une détection plus précoce des anomalies dans le sein.

Réduire les « faux positifs »

L'utilisation de mammographies en 3D entraînera moins de cas « faux positifs », des erreurs de dépistages. Ces faux cas créent de l'anxiété excessive chez ces femmes qui doivent être testées à nouveau, estime un directeur d'un centre de cancérologie, Dugald Seely.

« Les faux positifs créent vraiment de l'anxiété qui est débilitante pour femmes », affirme Dugald Seely.

Le Centre de santé du sein de l'Hôpital d'Ottawa est l'un des trois centres canadiens avec Vancouver et Toronto à mettre à l'essai la mammographie 3D.

L'étude ottavienne vise à recruter 2000 femmes qui subiront des tests aléatoires pendant deux ans, avec deux ans de suivi avec les chercheurs.

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