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Dernier hommage à Elisabeth Salm, sauvagement agressée à Ottawa

Les funérailles d'Elisabeth Salm, cette femme qui a été sauvagement battue et agressée le 24 mai, ont lieu vendredi soir dans une église d'Ottawa.

La femme de 59 ans avait été retrouvée grièvement blessée à la salle de lecture de la Science chrétienne située au 141, avenue Laurier Ouest.

Plus tôt en journée mercredi, la communauté lui a aussi rendu hommage tout en dénonçant la violence faite aux femmes.

Depuis le début de l'année, 67 femmes ont été assassinées au pays. C'est près d'une victime tous les deux jours. Un chiffre record, selon les organismes d'aide aux femmes.

Selon la directrice générale de l'organisme Hébergement femmes Canada, Lise Martin, « ce ne sont pas des actes aléatoires. Souvent, le meurtre est commis par une personne qu'elle connaît, en qui elle a confiance ».

Toutefois pour l'heure, rien n'indique que la victime connaissait son agresseur. La bibliothécaire de 59 ans a été sauvagement battue en plein jour, alors qu'elle travaillait à la salle de lecture de la Science chrétienne.

La militante pour les droits des femmes Julie Lalonde affirme que l'agression de Mme Salm est symbolique de la violence faite aux femmes au quotidien.

« Pour moi, le fait qu'Elisabeth ait été tuée et violée durant la journée sur la rue Laurier qui est très occupée pendant que les gens dinaient, marchaient au bureau, pour moi c'est symbolique », affirme-t-elle.

Un besoin de ressources

Mme Lalonde réclame aussi davantage de financements et de services pour réduire la violence envers les femmes.

« Pourquoi est-ce que ça n'est pas une priorité? On a une élection provinciale ici en Ontario, et on ne parle même pas de violence faite aux femmes. Ça en dit beaucoup sur nos valeurs », juge-t-elle.

Le présumé agresseur d'Elisabeth Salm, Tyler Hikoalok, a été arrêté quelques jours après sa mort. Le jeune homme de 18 ans a été accusé de meurtre au premier degré.

Quelques-uns de ses proches ont d'ailleurs participé au rassemblement de vendredi midi afin de rappeler que les membres des Premières Nations ont parfois besoin d'aide.

« Des gens font parfois des choses horribles, parce qu'ils n'ont plus le contrôle et qu'ils ont eux-mêmes vécu des choses difficiles », a dit Elberlyn Gerritsen Hill, une amie de l'accusé, visiblement émue.

La prochaine comparution de Tyler Hikoalok est prévue le 5 juin.

Avec les informations d'Audrey Roy

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