Retour

Des adjoints au médecin, une solution pour désengorger le système de santé?

Alors que des milliers de patients en Outaouais sont toujours en attente d'un médecin de famille, l'équipe de l'émission Sur le vif s'est intéressée à une solution potentielle : les adjoints au médecin.

Un texte d'Alexandra Angers, avec la collaboration d'Agnès Chapsal

Adjoint au médecin à la clinique médicale des Forces canadiennes, Martin Bédard est convaincu qu'autoriser les adjoints au médecin permettrait au Québec de réduire les temps d’attente et d'améliorer l’accessibilité aux soins.

« On croit qu'on peut être une partie de la solution au Québec », a-t-il expliqué à l'animatrice Marie-Lou St-Onge, lundi, à l'émission Sur le vif.

« On n'est pas des médecins, mais des gens qui sont hautement formés en médecine [...] pour être capables de voir des patients, dans certains cas, de les diagnostiquer et de les traiter », a-t-il précisé.

Les adjoints au médecin, qui ne sont pas formés comme les infirmières praticiennes, jouent un rôle complémentaire à celui du médecin.

« On n'est pas autonomes, on travaille avec un médecin », a poursuivi M. Bédard.

Les médecins délèguent aux adjoints certaines tâches, ce qui leur permet d'avoir davantage de temps à consacrer aux cas plus lourds.

Issus d'une tradition de médecine militaire, ces adjoints font partie du paysage hospitalier américain depuis 1968.

Au Canada, on en compte environ 600, qui sont représentés par l'Association canadienne des adjoints au médecin (ACAM). Ils travaillent principalement en Ontario, au Manitoba, en Alberta et au Nouveau-Brunswick.

Au Québec, leur pratique est limitée aux bases militaires. Pour implanter les adjoints ailleurs en province, il faudra des changements dans la législation, selon M. Bédard.

Plus d'articles

Commentaires