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Des agents de probation « menottés » à leur bureau

Les agents de probation de l'Ontario sont souvent « menottés » à leur bureau afin de faire des tâches administratives, plutôt que de la surveillance des délinquants dans la collectivité, selon ce que dénonce leur syndicat.

Il affirme que la charge de travail de ses employés est trop lourde.

Basil Borutski était en probation lorsqu'il aurait tué trois femmes dans l'est de l'Ontario, mardi, dont une ex-petite amie. Il a également refusé de signer une ordonnance de probation lui exigeant de rester loin de l'une de ces femmes.

Gord Longhi, un agent de probation depuis 25 ans et dirigeant du syndicat, soutient qu'il n'y a pas façon de savoir quel impact un agent de probation aurait pu avoir afin de prévenir la mort de trois personnes.

Le syndicaliste assure que les agents sont en mesure de garder un œil attentif sur les délinquants - en particulier en faisant des visites à domicile - et qu'ils peuvent aider à prévenir des tragédies, mais que le manque d'employé limite leurs capacités.

« Nous devrions être en mesure de savoir ce que les gens font dans leurs maisons et dans la communauté », raconte M. Longhi.

Un rapport du vérificateur général de l'Ontario publié décembre dernier révélait que 23,6 % des délinquants qui sont dans la collectivité sous surveillance récidivent.

Les agents de probation font des évaluations des risques spécifiquement pour les délinquants dans les cas de violence conjugale, mais le vérificateur général a constaté que ces rapports ne sont pas toujours remplis dûment.

Gord Longhi ajoute que la charge de travail des agents de probation doit diminuer.

« Notre syndicat se bat pour avoir plus de ressources depuis plus de 20 ans parce que nous ne disposons tout simplement pas assez d'agents pour faire le travail que le public pense que nous devrions faire », s'insurge le syndicaliste.

« Si les agents ne peuvent pas correctement surveiller les délinquants dans la communauté, le public n'est pas en sécurité », poursuit-il.

Le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels a refusé de répondre aux questions sur les conclusions du rapport du vérificateur général ou sur les mesures en place pour assurer que les victimes de violence conjugale soient protégées.

Selon un texte de CBC

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