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Des analystes de l'Outaouais en vedette pendant les Jeux de Pyeongchang

La couverture des Jeux Olympiques de Pyeongchang aura une saveur locale au cours des prochaines semaines. Deux anciens athlètes de la région ont été sélectionnés pour faire l'analyse de leur ancienne discipline.

Un texte de Jonathan Jobin

Caroline Calvé en surf des neiges et Jean Séguin, en saut à ski, tenteront de faire vivre les coulisses des épreuves aux téléspectateurs.

Pour l'ancienne planchiste de Gatineau, qui a participé aux Jeux en 2010 et en 2014, ce sera une première derrière le micro de Radio-Canada. « J'ai passé beaucoup de temps sur le circuit avec les coureurs qu'on va voir aux Jeux alors j'ai beaucoup d'informations [sur eux]. Il faut toutefois que je me mette à jour sur les résultats et ce que les athlètes ont vécu dans les derniers mois », raconte Calvé.

L'athlète, qui a remporté des épreuves de la Coupe du monde, à Carezza, en Italie, et à Moscou, notamment, souhaite accompagner les téléspectateurs et leur faire part des histoires moins connues des athlètes. « Il faut être à l'affût de toutes les possibilités et connaître les anecdotes. C'est amusant de partager aux gens ce qu'on connait des athlètes, raconter des anecdotes qu'on ne peut pas trouver dans Google », ajoute la Gatinoise.

Pour atteindre son objectif, Calvé devra affronter un obstacle supplémentaire : elle ne sera pas sur place pour vivre les Jeux. Elle fera l'analyse des épreuves, en direct d'un studio de Montréal avec Justine Boutet à la description.

« Quand on est pas sur place, le défi c'est de ne pas avoir le sentiment de l'endroit, de ne pas sentir la température. On ne voit pas de nos propres yeux à quoi ressemble l'environnement. Avec la caméra, nous voyons seulement la piste et les coureurs. Ça ne nous donne pas une idée globale », précise l'ancienne planchiste.

Soulever l'intérêt pour le saut à ski

De son côté, l'ancien athlète Jean Séguin fera le même travail pour les épreuves de saut à ski. Même s'il n'a jamais participé aux Jeux Olympiques, le Gatinois a affronté les meilleurs de sa discipline dans les années 80. Il a participé au Championnat du monde junior de saut à ski et était réserviste aux Jeux Olympiques de Sarajevo en 1984.

Un grave accident subi lors d'un entraînement la même année a toutefois mis fin à sa carrière. « Je suis le dernier québécois à avoir participé au Championnat du monde de saut à ski, alors on a de l'ouvrage », lance le principal intéressé avec une pointe de découragement dans la voix.

On sent que l'analyste est nostalgique de la belle époque du saut à ski au Canada, dans les années 70 et 80. « Il y avait des plates-formes de saut un peu partout, dont ici en Outaouais. C'est une belle région, il faudrait arriver à ramener des pistes », mentionne Séguin. Il s'est donné le mandat de vulgariser son sport et de susciter un nouvel intérêt pour l'épreuve.

Avec l'analyse, les deux anciens athlètes retrouvent un peu de la fébrilité et du stress qu'ils aimaient tant à l'époque des compétitions. « C'est de la bonne nervosité. C'est comme de l'endorphine », dit Jean Séguin.

Caroline Calvé, quant à elle, s'ennuiera un peu de ne pas être sur place pour vivre les Jeux. « Je vais être honnête. Il y a peut-être une partie de moi qui se dit que je pourrais être aux Jeux. Quand on voit les Jeux, c'est le fun. L'environnement, la compétition, le niveau est intéressant surtout qu'à Peyongchang ils auront de vraies conditions hivernales. »

Vous pourrez voir et entendre les deux analystes de la région, dès le 8 février sur le web et à la télévision de Radio-Canada.

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