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Des anciens prisonniers parlent des conditions de détention à Ottawa-Carleton

Le ministre des Services correctionnels de l'Ontario recevra au début du mois de juin des recommandations pour régler les problèmes au centre de détention d'Ottawa-Carleton. Mais jeudi soir, Yasir Naqvi a eu droit aux témoignages d'anciens détenus lors d'un forum auquel 200 personnes ont participé.

Dix conférenciers se sont succédé au micro, mais c'est Julie Bilotta qui a retenu l'attention de l'auditoire.

Elle a raconté avec émotion son accouchement en prison dans l'indifférence totale. Elle s'est aussi confiée sur le fait que son fils est décédé un an plus tard et qu'elle n'avait pas encore réussi à s'en remettre.

« Je parle de mon expérience pour éviter que ça ne se reproduise », a-t-elle indiqué.

Un conférencier a quant à lui rappelé que la majorité des prisonniers du centre attendaient la tenue de leur procès. Selon lui, même si un juge avait refusé leur libération sous caution, ils avaient tout de même droit à la présomption d'innocence.

Yasir Naqvi a été vu en train de prendre des notes toute la soirée. Il a dit qu'il comprenait les difficultés causées par la surpopulation carcérale ainsi que les problèmes de santé mentale.

Le ministre des Services correctionnels de l'Ontario a aussi assuré qu'il voulait des solutions concrètes pour obtenir des changements rapides non seulement à Ottawa, mais dans toutes les prisons de l'Ontario.

M. Naqvi fait néanmoins face à beaucoup de scepticisme. Le professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa, Justin Piché, estime que ce dernier « parle beaucoup, mais [qu']il ne fait pas grand-chose ».

D'après un reportage de Gilles Taillon

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