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Des centaines de chauffeurs de taxi sur la colline du Parlement pour dénoncer Uber

Pendant que les chauffeurs de taxi montréalais réclament une injonction permanente contre Uber, leurs homologues de la capitale nationale ont manifesté sur la colline du Parlement afin de dénoncer les agissements du service de transport.

Approximativement 300 chauffeurs s'étaient donné rendez-vous devant le Parlement en fin de matinée.

Ils dénonçaient le manque de réglementation encadrant la compagnie, une situation qu'ils qualifient d'injuste.

« Nous avons payé beaucoup de choses, de l'assurance, [...] des taxes et Uber, rien du tout », souligne Saïd Rukous, qui travaille pour la compagnie de taxi Blue Line.

Cette démonstration s'ajoute aux multiples coups d'éclats et manifestations qui ont déjà été organisés au cours des derniers mois.

Les chauffeurs de taxi ont notamment interpellé à plusieurs reprises la Ville d'Ottawa sur ce dossier. Une révision de la réglementation municipale sur l'industrie du taxi est d'ailleurs en train d'être réalisée.

Avec l'action d'aujourd'hui, les chauffeurs voulaient se faire entendre du gouvernement fédéral, qui a aussi un rôle à jouer selon eux.

« Je suis ici pour dire à M. Trudeau que nous ne sommes pas contents avec Uber, parce que ce n'est pas vraiment un service de taxi », explique M. Rukous.

Il affirme que pour compenser les pertes engendrées par Uber, il travaille non plus cinq, mais plus de six jours par semaine, et il est contraint d'effectuer des quarts de 12 heures derrière le volant.

Avec des informations de Nathalie Tremblay

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