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Des changements possibles d'école pour certains élèves soulèvent des inquiétudes à Ottawa

Des parents d'Ottawa s'opposent à une proposition du Conseil scolaire du district d'Ottawa-Carleton, qui pourrait engendrer la disparition des programmes d'anglais ou d'immersion française de certaines écoles primaires, en raison du manque d'inscriptions.

Dans un document daté d'octobre dernier, le conseil scolaire dit souhaiter avoir l'équivalent d'une classe et demie (soit 37 élèves) par niveau, par programme de langue, dans toutes ses écoles primaires.

Le but est d'assurer une « flexibilité appropriée pour le placement des élèves », selon le document en anglais.

Si les inscriptions sont insuffisantes dans un programme de langue (que ce soit l'anglais ou l'immersion française) pour un certain niveau dans une école, des élèves pourraient être envoyés dans un autre établissement, afin d'y suivre leurs cours.

Des parents inquiets

Kate Jaimet, mère d'une élève de troisième année dans le programme d'anglais à l'École publique Hopewell Avenue, se dit préoccupée par la situation, parce que la majorité des élèves de cette école prennent part au programme d'immersion française.

« Ma première réaction a été l'incrédulité », souligne-t-elle.

C'est dire à de jeunes enfants que, s'ils ne sont pas capables d'aller à l'école dans une langue seconde, ils ne peuvent pas fréquenter leur école de quartier. Et je crois que ce n'est pas bien.

Kate Jaimet, mère d'une enfant fréquentant l'École Hopewell Avenue

La mère a confié à CBC que des parents se sont récemment rencontrés pour discuter de cette question qui les préoccupe.

« L'anglais est majoritaire à ce conseil scolaire, mais dans certaines écoles, il semble que les élèves du programme anglais soient minoritaires », ajoute-t-elle. « Nous devons défendre le droit de ces enfants d'aller à l'école en anglais. »

« Une pilule empoisonnée »

Shawn Menard, membre du conseil d'administration et représentant des quartiers Rideau-Vanier et Capitale, entend présenter une motion la semaine prochaine pour retirer la clause au sujet du nombre d'élèves.

« C'est une pilule empoisonnée », soutient-il. Le personnel du conseil scolaire a été très clair sur ce qui allait se produire si les administrateurs adoptaient cette proposition », souligne-t-il. Il précise que cela créerait une division entre les écoles offrant des programmes uniquement en anglais et les établissements n'offrant que l'immersion française.

M. Menard déplore que cette façon de faire puisse forcer des élèves à changer d'école, et à quitter leurs amis et leur communauté.

Le vote sur la proposition est prévu le 30 janvier. La décision pourrait toucher des douzaines d'élèves de l'élémentaire, selon M. Menard.

Pas de plafond précis

Dans une déclaration écrite, la directrice de l'éducation au Conseil scolaire du district d'Ottawa-Carleton, Jennifer Adams, souligne que le niveau minimal présenté dans le document ne représente pas un plafond précis [NDLR : « hard cap »], mais bien un chiffre idéal pour assurer une certaine efficacité.

« Le personnel est en train de revoir et de réviser le document provisoire, en se basant sur la rétroaction reçue », ajoute-t-elle.

Mme Adams n'était pas disponible pour une entrevue mardi.

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