Retour

Des chasseurs de l'Outaouais dénoncent encore le projet de loi 64

La Fédération des chasseurs et des pêcheurs de l'Outaouais (FCPO) refuse de déposer les armes face au projet de loi de registre des armes à feu au Québec.

Les chasseurs comptent changer l'issue du vote à l'Assemblée nationale, en faisant pression sur les élus provinciaux.

D'ailleurs, plus de 58 000 personnes ont signé des pétitions déposées à l'Assemblée nationale cette semaine.

En congrès samedi, l'opposition s'est fait sentir, selon le président de la FCPO, Pierre Latraverse.

« Cet argent-là pourrait être utilisé dans de meilleurs programmes qui peuvent avoir de meilleurs impacts », poursuit un chasseur, Robert Dorion. « Donnez les ressources aux policiers, formez les escouades pour les enlever ces armes illégales sur la rue. Aidez à régir les gangs de rues. »

Après avoir pris la rue, les chasseurs comptent utiliser une autre stratégie à quelques semaines du début des audiences en commission parlementaire.

Les membres de la fédération souhaitent que le plus de monde possible écrive à leurs députés. « Parce que là les députés semblent être limités à ce que leurs partis politiques veulent ce qui disent et qui fassent », raconte une chasseuse, Hélène Larente.

Convaincre les élus de la région, tous d'allégeance libérale, pourrait être difficile, puisque le premier ministre Philippe Couillard a déjà affirmé qu'il n'y aurait pas de vote libre sur cette question. La ligne de parti sera donc imposée en faveur du registre. Malgré tout, la fédération refuse de s'avouer vaincue.

Selon le reportage de Jérôme Bergeron

Plus d'articles

Commentaires