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Des citoyens de l'est d'Ottawa ne veulent pas d'un dépotoir à leur porte

Les opposants à la construction d'un site de récupération dans le quartier Cumberland, à l'est du centre-ville d'Ottawa, ont tenu une réunion, jeudi soir, afin de faire le point sur l'évolution de ce dossier auprès de la province. Une chose est sûre : ils ne comptent pas déposer les armes.

Un texte d'André Dalencour

Les organismes DumpthisDump 2 et DumpthisDumpNow ont formé la Coalition des citoyens pour la protection de l'environnement afin de faire entendre la voix des résidents du secteur.

Ces citoyens sont mobilisés depuis 2010 contre le projet de la compagnie Taggart-Miller, qui souhaite construire un centre de récupération au sud de l'autoroute 417.

La parcelle en question occupe une superficie de 182 hectares et est située près de l'intersection des chemins Boundary et Devine.

L'entreprise dit vouloir y traiter notamment des matières recyclables provenant des secteurs industriels, commerciaux et institutionnels, ainsi que des résidus de construction et de démolition.

« Tout ça dans le milieu de trois à quatre petites communautés rurales, dont la majorité a des puits de surface. Il y a beaucoup d'agriculture dans les alentours. Pour nous, c'est un non-sens », affirme Lucie Régimbald, la vice-présidente du groupe DumpthisDump 2.

Un processus long et tortueux

Une étude environnementale sur le projet a été déposée le 2 janvier 2015 au ministère de l'Environnement de l'Ontario.

Lucie Régimbald et ses collègues ont eu sept semaines pour en prendre connaissance puis envoyer leurs commentaires à la province. Depuis, ils disent qu'ils n'ont plus de nouvelles.

Mme Régimbald s'attend à ce que le ministère produise d'ici quelques semaines un document qui récapitule les commentaires déposés.

Les organismes auront ensuite cinq semaines pour y répondre, puis le ministre de l'Environnement aura 13 semaines pour se prononcer.

« Cette période de 13 semaines va être très critique pour se faire entendre et pour prendre une décision. On a quand même des options qui s'offrent à nous, mais on ne veut pas prendre la mauvaise option tant qu'on ne sait pas ce que la revue ministérielle va comprendre », précise la militante.

Plus de lobbying

La réunion a été l'occasion de présenter aux membres du groupe et aux citoyens l'avocat Richard Lindgren dont les services ont été retenus.

Ce dernier est un spécialiste de ce genre de dossier, qui travaille au sein de l'Association canadienne du droit de l'environnement.

« Il a été très clair. Il a dit aux gens de commencer à s'inquiéter et de se faire entendre par nos représentants provinciaux, comme [Marie-France] Lalonde ou [Grant] Crack, d'aller parler à notre maire, M. Watson, qui à date, n'a fait absolument rien », Mme Régimbald.

Les deux organismes ont donc l'intention de commencer à faire du lobbying auprès des élus municipaux et provinciaux de la région.Ils ont aussi l'intention de mettre sur pied des collectes de fonds et actions d'éclat.

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