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Des citoyens manifestent à Grenville-sur-la-Rouge contre un projet minier

Des citoyens se sont mobilisés samedi après-midi, à Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides, pour manifester contre le projet de mine à ciel ouvert dans leur municipalité.

Les citoyens voulaient démontrer que le projet de mine de carbone et de granite de Canada Carbon est loin d'atteindre l'acceptabilité sociale. Près de 200 personnes ont participé à la marche, qui a culminé par des discours à l'église au coeur du village.

Les citoyens craignent la destruction de leur paysage et la contamination de leurs cours d'eau. L'un d'eux, Lise Shenk, déplore le combat « David contre Goliath » que doivent mener les citoyens.

« Il y a d'autres municipalités près d'ici qui se battent aussi pour des mines. Pourquoi faut-il que le gouvernement rejette tout ça sur les citoyens? Il donne très peu de moyens aux municipalités pour se défendre », a jugé Mme Schink.

La compagnie minière veut les rassurer

Steven Lauzier, chargé de projet et géologue chez Canada Carbon, se fait rassurant quant à la contamination des cours d'eau près de la mine.

« Le gros problème de l'industrie minière, c'est souvent ce qu'on appelle les rejets miniers acides, qui font qu'on répand dans l'environnement des métaux lourds. Nous, notre gisement, il est dans un marbre. Le marbre, c'est un neutraliseur d'acide. Donc, on ne génère jamais d'acide avec notre gisement », a expliqué M. Lauzier.

Si le projet va de l'avant, 50 emplois directs pourraient être créés, selon la compagnie minière, dont plus de la moitié proviendraient de la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge.

Le maire veut évaluer les répercussions du projet

Le maire de la municipalité, John Saywell, souhaite pondérer les pour et les contre du projet lors des futures consultations publiques exigées par le gouvernement du Québec avant qu'il aille de l'avant. Il compte y présenter des demandes envers la compagnie minière. Il voudrait notamment que le chemin municipal qui se rendra à la mine, actuellement en mauvais état, soit refait par la compagnie.

« Il n'est pas capable de prendre deux poids lourds en ce moment, ce n'est pas assez large », a-t-il souligné.

Il s'attend également à ce que le gouvernement, à la suite de ces consultations, pose certaines conditions à l'exploitation de la mine, comme des heures d'opérations restreintes pour diminuer les désagréments sur les citoyens.

M. Saywell dit vouloir défendre les intérêts collectifs de ses citoyens, ce qui inclut la création d'emploi.

« On est une ville dortoir à 100 km de Montréal. Si on n'a pas d'emplois, on va mourir à petit feu », a-t-il jugé.

Avec les informations de Claudine Richard

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