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Des commerçants du marché By choqués par les fusillades

Bon nombre de commerçants, installés dans le marché By, au centre-ville d'Ottawa, qui dans la nuit de vendredi à samedi a été le lieu de fusillades mortelles, demandent à la police d'intensifier sa présence dans ce secteur.

« C'est vraiment très très effrayant de travailler ici la nuit », raconte Françoise Sarkes, propriétaire du Shawarma Place, au 284 rue Dalhousie.

Son fils travaillait au restaurant la nuit où se sont déroulés les faits.

« Ils ont entendu les tirs, les gens traversaient la rue en courant, en criant, en hurlant. Ils étaient terrifiés », poursuit Mme Sarkes. « On a besoin de plus de police ».

En face, le café Il Perugino était encore ouvert quand les échanges de tirs ont commencé.

« J'ai fermé la porte et j'ai dit à tous les clients qui étaient là - il y avait environ 15 clients - je leur ai dit de rester à l'intérieur, de ne pas sortir, de rester avec nous, et j'ai fermé la porte », assure le propriétaire, John Marcarelli, qui a travaillé dans différents commerces au marché By pendant une dizaine d'années.

« Je pense que cela a empiré ces deux dernières années », a-t-il dit.

Néanmoins, bien que M. Marcarelli dise voir souvent des agents de police patrouiller le secteur et qu'il ne se sente pas inquiet pour sa propre sécurité, il croit que la violence a un impact sur la popularité du marché By.

« C'est une ville plutôt sécuritaire. Jusque là, on n'avait jamais pensé : "Oh mon Dieu, je sors ce soir, est-ce que quelque chose va m'arriver?" On n'a jamais eu ce type d'inquiétude. Maintenant, c'est un peu différent. Beaucoup de gens, beaucoup de citoyens sont inquiets à l'idée de sortir en centre-ville. Ce n'est pas bon pour les affaires et pour ceux qui veulent sortir en fin de semaine ».

Le maire rassure les résidents

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, a qualifié les fusillades de « très inquiétantes », mais a assuré les résidents que la ville reste « très sûre ».

M. Watson a assuré qu'un agent de police s'est rendu sur les lieux immédiatement après les premiers échanges de tirs, démontrant ainsi que la présence policière était suffisante dans les rues de la ville.

Criminologue à l'Université d'Ottawa et auteur de Smarter Crime Control, Irvin Waller a estimé que le temps de réaction de la police a été « très rapide ».

« Si ça s'était produit ailleurs dans la ville, cela aurait pris plus de temps pour que la police arrive sur les lieux », a commenté Irvin Waller, qui assure que la police est bien présente au marché By.

Selon lui, la plupart des fusillades et des agressions violentes sont le fait de personnes qui se connaissent entre elles.

« Le seul danger pour les autres personnes, ce sont les balles perdues, ce qui arrive, mais rarement », a-t-il prévenu.

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