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Des conseillers réagissent à l'enquête de Radio-Canada sur le bilinguisme à Ottawa

Le président de la Commission du transport en commun de la Ville d'Ottawa et le conseiller du quartier Rideau-Vanier ont réagi à l'enquête de Radio-Canada sur le bilinguisme dans la capitale nationale.

Radio-Canada s'est intéressée au bilinguisme chez OC Transpo et à l'offre de services en français aux citoyens de la Municipalité.

Cette enquête, non scientifique, a notamment permis de constater que le centre de service à la clientèle du transporteur public est en mesure de répondre aux usagers dans les deux langues officielles. Toutefois, seuls 4 des 12 chauffeurs d'autobus auxquels nous nous sommes adressés, le 22 novembre, ont pu nous donner des indications en français.

Ces résultats sont satisfaisants, selon le président de la Commission du transport en commun, Stephen Blais.

« Pour l'instant, notre but, c'est de garantir que 25 % de nos chauffeurs parlent les deux langues officielles du Canada », dit-il. « Si 33% des chauffeurs parlent français, c'est plus élevé que notre objectif. »

Qu'en est-il du service 311?

Nous avons aussi mené un petit test auprès du centre 311 de la Ville d'Ottawa. Nous avons posé différentes questions aux préposés, allant du permis nécessaire pour couper un arbre aux règles à respecter pour rénover un sous-sol.

Dans deux cas, nous avons obtenu des réponses en anglais plus rapidement qu'en français, mais il est impossible d'affirmer que la langue soit un facteur déterminant. Les connaissances ou la formation de l'employé sont peut-être entrées en ligne de compte.

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, croit qu'il reste de nombreux défis et que la meilleure façon de protéger la qualité des services en français, c'est que la ville d'Ottawa devienne officiellement bilingue.

Il ajoute que pour cela, il faut l'aide des citoyens francophones d'Ottawa, qui ne demandent pas, selon lui, assez de services en français.

« Quand on regarde la quantité de gens qui contactent la Ville via son site web, notamment pour le service 311, on est seulement autour de 2 à 3 % des gens qui réclament des services en français. »

Un pourcentage de 2 à 3 % comparativement à la population francophone qui représente environ 18 % de la population totale d'Ottawa, c'est peu, pour ceux qui défendent l'idée d'une capitale bilingue.

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