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Des débuts difficiles pour le centre de collecte de sang à Gatineau

Le nouveau centre permanent de prélèvement d'Héma-Québec à Gatineau peine à recruter les donneurs. C'est le message qu'a lancé Laurent Paul Ménard, directeur des relations publiques à Héma-Québec, mardi, en cette Journée mondiale des donneurs de sang.

Le centre de Gatineau, appelé Plasmavie et Globule, accueille 150 donneurs par semaine... mais il pourrait en recevoir jusqu'à 500.

M. Ménard reconnaît que l'ouverture du centre de collecte de sang et de plasma, en mars dernier, est encore récente et que l'organisme s'est fait discret depuis.

Héma-Québec a donc encore du travail à faire pour informer la population de l'Outaouais sur les types de dons qui y sont recueillis, principalement celui de plasma (la partie liquide du sang, de couleur jaune, dans laquelle baignent les globules et les plaquettes).

Les dons de plasma nécessitent un peu plus de temps que les dons de sang, précise l'organisme. Toutefois, le corps humain remplace le plasma plus facilement et plus rapidement que le sang.

Le centre de prélèvement de plasma et de sang de Gatineau est ouvert six jours par semaine. Les locaux sont situés sur la rue Bellehumeur, dans le secteur de Gatineau.

Trop de restrictions pour les donneurs de sang?

L'interdiction pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes de donner du sang, au moins d'avoir été abstinent pendant cinq ans, continue de soulever des questions.

Héma-Québec soutient cependant que les choses ont évolué et que les règles ont été assouplies.

« Même un homme qui avait eu une expérience sexuelle ne serait-ce qu'une fois avec un homme était exclu sur une base permanente, c'était la réalité au Canada avant 2013. Le critère a évolué, ç'a été une première étape (...) évidemment une personne qui est abstinente pendant cinq ans c'est très long. Maintenant depuis le 31 mars une nouvelle étape a été franchie, Héma-Québec et la Société canadienne du sang ont déposé à Santé Canada une demande pour réviser le critère à une période d'exclusion de 12 mois », explique Laurent Paul Ménard.

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