Retour

Des dizaines d'étudiants manifestent pour une université franco-ontarienne

Environ 150 jeunes francophones de la province manifestent jeudi devant Queen's Park pour réclamer la création d'une université franco-ontarienne.

L'idée avait été lancée en 2015 par le Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO) et d'autres groupes franco-ontariens qui soutiennent que les universités bilingues actuelles ne répondent pas bien aux besoins des francophones.

Or, un an plus tard, aucune promesse n'a été formulée et le gouvernement provincial n'a pas pris d'engagement concret, constate la coprésidente du REFO, Rym Ben Berrah.

Elle aurait voulu que le gouvernement mette sur pied un conseil des gouverneurs, composé de Franco-Ontariens qui aurait décidé de l'emplacement, du modèle de financement et des programmes offerts par la future université franco-ontarienne.

Selon les organisateurs, des mobilisations auront aussi lieu dans plusieurs écoles un peu partout dans la province. Des dizaines de messages portant le mot-clic #universiteFO ont d'ailleurs été partagés depuis ce matin sur les réseaux sociaux.

Le président de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne Jérémie Spadafora aimerait bien que cette future université franco-ontarienne ait plusieurs campus régionaux. 

Que répond la province?

En point de presse jeudi matin, la première ministre Kathleen Wynne a réaffirmé son soutien à l'idée d'une nouvelle université unilingue francophone, mais sans s'engager davantage.

Elle a mentionné à plusieurs reprises dans le passé que l'université franco-ontarienne pourrait être une institution virtuelle.

En mai dernier, la députée néo-démocrate France Gélinas avait déposé un projet de loi privé visant à créer une « Université de l'Ontario français » et donné son appui au REFO. Ce projet de loi a été adopté en deuxième lecture à l'automne dernier. C'est la première fois que le projet se rend aussi loin. 

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité