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Des élus de Gatineau prennent la défense des radars photo

Malgré la chute libre des revenus liés aux contraventions de radars photo, des élus de la Ville de Gatineau croient qu'ils demeurent un outil de choix pour réduire la vitesse dans les quartiers.

« Moi, je crois profondément aux radars photo. Ç'a un impact. Les gens ralentissent et ça nous permet de cibler les intersections dangereuses », a affirmé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, mercredi.

En Outaouais, les revenus liés aux contraventions ont chuté de près de 146 000 $ dans la dernière année. À l'échelle de la province, les radars photo ont occasionné des frais de fonctionnement 25 fois plus élevés que le montant remis en contraventions.

Rien pour influencer le maire Pedneaud-Jobin, qui estime toujours que les radars photo sont « un outil précieux qui a démontré son efficacité ».

Le maire Pedneaud-Jobin avait déjà fait connaître son appui aux radars photo en 2016, lorsqu'un juge avait invalidé un premier constat d'infraction pour un excès de vitesse constaté à l'aide d'un radar photo fixe.

Le conseiller du district de Bellevue et ancien policier Pierre Lanthier abonde dans le même sens.

« Quand on voit les panneaux, ç'a un impact, ça fait réduire la vitesse », a-t-il affirmé.« C'est un incitatif, c'est certain que c'est important. »

Le cabinet du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des Transports a partagé cet avis.

Selon une étude du Ministère des Transports datant de 2016, le nombre d’automobilistes excédant la limite de vitesse permise sur certains sites a chuté de 40 % depuis l'introduction de radar photo.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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