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Des enfants de réfugiés syriens iront dans les classes d'accueil de la CSPO

À Gatineau comme ailleurs a pays, les écoles se préparent à recevoir prochainement des enfants syriens. C'est notamment le cas à la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO). Trois établissement offrent des classes d'accueil, soit l'École Notre-Dame, l'École des Rapides-Deschênes et l'École Saint-Paul.

Un texte de Marie-Lou St-Onge

Lorsque les enfants arriveront au pays, ils seront envoyés dans ces classes, qui misent surtout sur la francisation.

Les premiers mois servent principalement à rendre les enfants fonctionnels dans leur classe.

« La langue occupe une grande partie de notre programme, parce que, souvent, il faut partir de la base », explique Sonia Lefebvre, enseignante à l'École Notre-Dame de Gatineau, « ne serait-ce que pour demander d'aller à la toilette ou nous dire qu'ils ont faim. »

Le ratio élèves-enseignant est moins élevé que dans les classes régulières. On compte ainsi 16 enfants dans les classes d'accueil préscolaires et 18 élèves au primaire.

À la CSPO, 13,3 % des enfants sont nés à l'extérieur du Québec ou du Canada, alors que la moyenne provinciale est plutôt de 8 % à 9 %.

Au-delà de la langue

Si la langue reste la base, les enseignants doivent montrer plus que du français et des mathématiques.

« Il y a plein de petites choses de la vie quotidienne que nous, on tient pour acquis. Par exemple, une fermeture éclair. Dans les pays chauds, il n'y en a pas », illustre Sonia Lefebvre.

Le directeur de l'école, Stéphane Desjardins, reconnaît que l'accueil ne se limite pas à la salle de classe et qu'il faut être à l'écoute.

Les enfants demeurent en moyenne un an dans une classe d'accueil avant d'être transférés dans les classes régulières.

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