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Des étudiants s'opposent à la hausse des droits de scolarité à l'Université d'Ottawa

Des étudiants de l'Université d'Ottawa prévoient manifester vers 17h30 lundi contre une proposition de l'administration universitaire de hausser de 3 % des droits de scolarité en 2018-2019.

Le Bureau des gouverneurs de l'Université d'Ottawa devrait adopter lundi soir cette hausse contenue dans le budget de la prochaine année universitaire.

En réaction, la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FEUO) a organisé une journée de sensibilisation à l'endettement étudiant.

Page Booth, une porte-parole de la FEUO, soutient qu'il s'agit de la treizième hausse consécutive de 3 % imposée aux étudiants canadiens. Les étudiants étrangers feraient face à une hausse plus élevée, de 5,5 % s'ils sont déjà inscrits et de 15 % s'ils sont de nouveaux étudiants.

« L'éducation est un droit humain et devrait être accessible à tous, pas juste aux riches », a-t-elle dit.

Mme Booth affirme que bien des étudiants souffrent de ces hausses constantes et de l'endettement étudiant.

La faute au sous-financement provincial, dit le recteur

Le recteur de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont, soutient que la décision de hausser les droits de scolarité s'explique par des années de sous-financement de la province.

D'ailleurs, l'Université d'Ottawa fait partie de la Table postsecondaire de l'Ontario français qui réclame un meilleur financement des programmes en français dans les établissements postsecondaires.

Il a invité les étudiants à se joindre à lui pour convaincre la province d'augmenter le financement aux établissements postsecondaires. M. Frémont n'a toutefois pu dire si son établissement allait geler les droits de scolarité advenant un rehaussement du financement provincial.

« On est dans une situation où, si jamais il y avait un rétablissement, il faudrait rattraper du temps perdu. Il faudra voir à ce moment-là », a-t-il précisé.

L'Université doit faire sa part

Mme Booth reconnaît que la province doit en faire plus pour aider les universités à demeurer accessibles aux étudiants. Mais elle demeure convaincue que l'Université d'Ottawa va chercher dans les poches des étudiants des sommes dont elle n'a pas besoin.

Elle soutient que les déficits de fonctionnement chaque année sont équivalents au quart des revenus supplémentaires issus de la hausse des droits de scolarité, et qu'une grande part de ces revenus sert à financer la construction de nouveaux édifices sur le campus.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

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