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Des fonctionnaires québécois manifestent au congrès de l'UMQ à Gatineau

Le syndicat de professionnelles et de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a tenu une manifestation vendredi midi, devant l'hôtel du Casino du Lac-Leamy à Gatineau, pour dénoncer la lenteur du gouvernement du Québec à négocier le renouvellement de la convention collective de plusieurs groupes de syndiqués.

Le SPGQ a obtenu une entente de principe pour ses membres qui travaillent dans la fonction publique québécoise. Mais ceux travaillant pour Revenu Québec, la Société québécoise des infrastructures et la Grande Bibliothèque, entre autres, n'ont pas encore d'entente. Ces 6000 syndiqués sont sans contrat de travail depuis trois ans.

Les responsables du SPGQ ont pu rencontrer le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire vendredi matin, lors de son passage aux assises de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Une rencontre cordiale, aux dires du quatrième vice-président du SPGQ, David Brenans. Le ministre aurait pris beaucoup de notes et aurait promis de transmettre le message du SPGQ à ses collègues.

Une question d'équité salariale

L'enjeu important, ce sont les salaires.

« Les offres aux tables sont insuffisantes, elles sont même insultantes, surtout quand on parle des unités culturelles, qui sont majoritairement féminines », a souligné M. Brenans.

Historiquement, a expliqué M. Brenans, les conditions de travail pour ces agences culturelles ont suivi les conditions de la fonction publique. « Mais [lors de] cette négociation-ci, les offres sont inférieures aux offres de la fonction publique », a-t-il dénoncé.

Pourtant, les cadres de certaines agences, entre autres à Revenu Québec, auraient reçu des augmentations de salaire importantes depuis les trois dernières années.

Le syndicaliste s'insurge contre le fait que les agences qui emploient surtout des hommes, comme Investissement Québec ou Hydro-Québec, offrent un salaire plus élevé aux travailleurs qui font le même travail que ceux dans des agences dites féminines.

Le problème, c'est que certaines dispositions de la Loi sur l'équité salariale ne s'appliquent pas aux agences gouvernementales, soutient le vice-président du SPGQ.

Revenu Québec à Gatineau, un tremplin

Le SPGQ s'insurge également contre l'écart salarial entre les fonctionnaires de Revenu Québec et de l'Agence du revenu du Canada.

M. Brenans affirme qu'il n'est pas rare de voir les employés de Revenu Québec, formés comme vérificateurs, quitter leur emploi pour aller travailler à l'agence fédérale en raison des meilleurs salaires qui y sont offerts.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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