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Des graffitis haineux découverts sur les murs d’une école islamique d’Ottawa

Les responsables de l'École islamique Ahlul-Bayt ont découvert, lundi matin, des graffitis considérés comme étant haineux par la police d'Ottawa. Les messages ont été inscrits sur les murs qui donnent sur la cour de récréation de l'établissement.

Cette école privée est installée depuis 16 ans dans le quartier Vanier, dans l'est d'Ottawa, et offre un cursus allant de la maternelle à la huitième année.

Elle accueille approximativement 160 élèves, qui sont majoritairement de confession chiite, mais aussi quelques enfants sunnites, qui sont originaires du Liban, de l'Iraq et de l'Afghanistan.

« C'est la première fois que ça arrive ici. On était vraiment surpris de voir quelque chose sur les murs de l'école comme ça », déplore Nour Matar, une assistante d'enseignement.

Les graffitis incriminés mentionnaient, notamment, Allah et explosion dans la même phrase ou souhaitait la mort des terroristes kamikazes.

Une école sous le choc

Fatime Haidoura, une enseignante de l'école, dit avoir été très bouleversée en découvrant ces messages en arrivant le matin. Très vite, cette impression a fait place à une profonde inquiétude.

« Je me suis inquiété pour les enfants. Vous ne voulez pas qu'ils voient ça. Je me suis inquiétée aussi pour les parents et les enseignants qui travaillent ici », explique-t-elle.
Elle espère que cet acte n'est pas sérieux et que la police trouvera les auteurs de ces graffitis.

Une plainte a été déposée à la police d'Ottawa, qui a lancé une enquête. Selon les autorités, il s'agit de la forme la plus courante des crimes haineux commis à Ottawa.

Ils ajoutent cependant ne pas avoir constaté de hausse significative, au cours des trois dernières années, de ce type d'incidents contre la communauté musulmane chiite de la capitale nationale.

Des voisins solidaires

Bien que secouée par l'incident, la direction de l'école se dit encouragée par le soutien exprimé par la communauté.

« Ils sont contre ces actes et ce sont eux qui les ont signalés à la police », affirme Mme Haidoura.

Elle tient à souligner que l'école a reçu de nombreux messages de soutien depuis que la nouvelle s'est répandue dans le quartier.

Un voisin a proposé d'installer des caméras de sécurité et un autre a fait des démarches pour que ces graffitis soient effacés.

C'est une mère de famille, qui habite à côté de l'établissement, qui a signalé les graffitis à Radio-Canada.

Kelly-Anne Maddox se dit complètement « dégoûtée » par cet acte « qui visait délibérément les enfants ».

« Je crois que c'est encore pire que des graffitis. C'est un crime basé sur la haine. Ce sont des messages honteux », martèle-t-elle.

Mme Maddox espère maintenant que les auteurs seront retrouvés et qu'ils seront tenus pour responsables pour leurs actes.

Avec des informations de Gilles Taillon

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