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Des graffitis haineux sur une église d'Ottawa

Une église de l'ouest de la capitale nationale, fréquentée par une importante communauté noire, a récemment fait l'objet de graffitis haineux, peu de temps avant la tenue d'un service spécial pour honorer la mémoire de Martin Luther King Jr. La police d'Ottawa a qualifié cet acte de crime haineux.

Les graffitis ont été peints sur une porte et un mur extérieurs de l'église unie de l'avenue Parkdale dans la nuit du 9 au 10 janvier. Cet acte de vandalisme est survenu après l'installation d'une pancarte annonçant la tenue du service spécial la semaine suivante.

Le révérend Anthony Bailey, pasteur de l'église unie de l'avenue Parkdale, raconte que les vandales ont notamment peint le nom « Tupac » sur le mur, ce qui pourrait faire référence au rappeur américain tué par balle en 1996.

« Je peux seulement interpréter cela comme une volonté de m'intimider. C'était dirigé contre moi et ma congrégation [traduction libre] », souligne Anthony Bailey.

Malgré tout, le pasteur aimerait avoir la chance de discuter avec les vandales afin de leur offrir son point de vue sur la façon de traiter son prochain. « Ils ont tenté de montrer de la haine et de la division. Nous répondons avec de l'amour, de la justice et de la réconciliation [traduction libre] », précise-t-il.

L'église, qui fête ses 85 ans cette année, n'avait jamais été victime d'actes de vandalisme semblables auparavant. Selon le pasteur, son église est reconnue pour son travail de rassembleuse entre les différentes communautés culturelles.

Il ajoute qu'il est le seul pasteur noir de l'Église unie à Ottawa.

Pas d'arrestation

La police d'Ottawa a confirmé, mardi, qu'elle enquête sur cet incident et qu'il est traité comme un crime haineux. Jusqu'à maintenant, l'enquête n'a toutefois pas mené à des arrestations.

La zone touchée par les actes de vandalisme n'était pas sous surveillance vidéo, souligne le révérend Bailey. Une caméra sera toutefois installée à la suite des événements.

Les policiers ont assisté à la cérémonie spéciale dimanche. Le pasteur Bailey soutient que ces derniers lui avaient demandé de ne pas parler de l'incident afin d'éviter que d'autres actes semblables se répètent.

Depuis que les événements ont été rendus publics, le pasteur Bailey ajoute que son église a reçu des lettres d'appui provenant de partout au pays. Certains ont même offert une aide financière pour aider à nettoyer les graffitis.

D'après CBC

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