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Des manifestants autochtones demandent justice à la GRC

Une trentaine d'étudiants de l'Université Carleton, principalement autochtones, ont marché sept kilomètres dans les rues d'Ottawa, vendredi après-midi, pour exiger à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de traiter les membres des Premières Nations comme des êtres humains à part entière.

Le groupe a marché à la mémoire de plusieurs victimes autochtones, victimes de meurtres, d'attaques violentes ou qui auraient été abandonnées par les autorités.

Caroline Simon, originaire de la communauté autochtone d'Elsipogtog, située près de Moncton au Nouveau-Brunswick, marchait pour la cause de Brady Francis.

« J'espère que la police va faire son travail justement, avec justice et intégrité », a lancé Mme Simon.

Le jeune homme de 22 ans, membre de cette communauté micmaque, a été heurté par un véhicule le 24 février. L'automobiliste a quitté la scène sans attendre, commettant ainsi un délit de fuite. Les policiers ont saisi une camionnette, le jour suivant l’accident, et ils l’ont rendue à son propriétaire après l’avoir examinée.

L'enquête est toujours en cours, alors que la police tente de retrouver l'automobiliste. Personne n’a encore été accusé pour cette affaire, ce qui a mené à des messages d'impatience de la part de la communauté sur les réseaux sociaux.

Caroline Simon demande justice pour d'autres femmes et hommes autochtones qui ont fait la manchette récemment.

« C'est pour Brady, Tina Fontaine, pour Colten Boushie, Joey [Knapaysweet] et pour la jeunesse autochtone », a-t-elle dit.

Joey Knapaysweet est tombé sous les balles des policiers de Timmins le 3 février dernier.

Les manifestants espèrent que leur message se rende à la haute direction de la GRC.

Changement de garde à la GRC, peu d'impact pour les Autochtones?

Vendredi, la direction de la GRC a été confiée à Brenda Lucki. Pour la première fois de l'histoire, la police fédérale sera sous les ordres d'une femme. Un changement, qui selon Mme Wabano-Iahtail, ne changera rien aux problèmes de fonds.

« C'est sans importance que ce soit un homme ou une femme qui est à la tête de la GRC, c'est toujours basé sur le colonialisme. C'est une police colonisée qui est régie par des lois colonialistes importées d'Europe. Ce ne sont pas nos lois », a-t-elle dit.

Selon Mme Wabano-Iathail, il est important que les autorités reconnaissent que les Premières Nations ont droit au respect.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

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