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Des manifestants demandent à Tim Hortons de respecter ses employés

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté devant un restaurant Tim Hortons de la rue Sparks, à Ottawa, mercredi midi, pour appuyer les employés de la chaîne de restauration rapide en marge de la hausse du salaire minimum.

Depuis que le salaire minimum est passé à 14 $ l'heure le 1er janvier, certains franchisés ont réduit les avantages sociaux de leurs employés. Un restaurant de Cobourg a notamment éliminé les pauses payées.

La situation a été dénoncée par la première ministre Kathleen Wynne. De plus, la semaine dernière, la compagnie mère de Tim Hortons, Restaurant Brands International, a réagi en indiquant que les employés ne devraient en aucun cas être traités comme de « simples dépenses ».

Les organisateurs de la manifestation de mercredi demandent à la multinationale d'en faire davantage pour s’assurer que ses franchisés maintiennent les conditions de travail et le salaire de leurs employés.

« Nous sommes ici pour envoyer un message à ce franchisé : ''Si vous osez manquer de respect aux travailleurs, nous serons ici tous les jours''. J'ai aussi demandé au président de la maison mère de corriger la situation », a affirmé le président de la Fédération du travail de l'Ontario (FTO), Chris Buckley.

Des rassemblements du genre étaient prévus devant une quinzaine d'établissements Tim Hortons de la province, notamment à Cobourg, à London et à Toronto, dans le cadre d'une journée d'action organisée par la FTO et la campagne Fight for $15 & Fairness.

Lors de la manifestation à Ottawa, Radio-Canada n'a pas rencontré d'employé de Tim Hortons. Bon nombre des manifestants présents arboraient des drapeaux aux couleurs de regroupements syndicaux, comme l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et Unifor.

D'ailleurs, une représentante régionale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a indiqué vouloir profiter de l'occasion pour encourager plus d'employés de Tim Hortons à joindre un syndicat.

« Il faut leur donner les outils pour pouvoir se défendre contre ces employeurs-là qui abusent de leur pouvoir », a dit Manon Parrot, qui est également membre du comité organisateur de la campagne Fight for $15 & Fairness.

Avec les informations des journalistes Julie-Anne Lapointe et Roxane Léouzon

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