Retour

Des millions de litres d'eaux usées jetés dans la rivière du Lièvre

Des travaux urgents dès lundi prochain à l'usine de pompage du secteur de Masson-Angers forceront la Ville de Gatineau à déverser jusqu'à 20 millions de litres d'eaux usées dans la rivière du Lièvre. La station cessera de fonctionner pendant 48 heures, du 24 au 26 octobre.

La Municipalité soutient ne pas avoir d'autre choix, puisque l'usure de valves à l'usine de pompage est très avancée. Il est essentiel de les remplacer, afin d'éviter un déversement plus important.

Les responsables du Service de l'environnement ajoutent de leur côté avoir évalué toutes les options, mais seul un déversement volontaire permettra de réaliser les travaux.

Par exemple, il aurait fallu une quarantaine de camions par heure pour transporter les eaux usées, voire 80 en heures de pointe. Une telle option est difficile à gérer et s'avère trop coûteuse.

La Ville affirme avoir avisé tous les paliers de gouvernement, de même que les municipalités avoisinantes, et pris des mesures pour limiter les répercussions sur l'environnement.

« Le risque [...] c'est que la matière organique reste prise, qu'elle consomme l'oxygène et qu'il n'y en ait plus pour les poissons. C'est ça qui est dangereux », explique la directrice du Service de l'environnement, Chantal Marcotte.

Afin de limiter le volume du déversement, la Municipalité demande la collaboration des résidents de Buckingham et de Masson-Angers pour qu'ils réduisent leur consommation d'eau potable durant les travaux, en remettant à plus tard la lessive ou l'utilisation du lave-vaisselle, par exemple.

De moindre ampleur qu'à Montréal

Par ailleurs, le maire Pedneaud-Jobin a souligné que le déversement à Gatineau n'a pas l'ampleur de celui survenu il y a un an à Montréal. Dans ce dernier cas, 8 milliards de litres d'eaux usées avaient été rejetés dans le fleuve Sainte-Laurent.

La municipalité a toutefois tiré des leçons de cet événement. « On a informé les gens de tout ce qui se faisait. C'est ce qu'on a appris de ce qui s'est fait à Montréal », explique le maire.

« Si on avait à reconstruire une station de pompage aujourd'hui », ajoute-t-il, « elle le serait avec de la redondance pour qu'on soit capable de réparer un côté pendant que l'autre côté fonctionne. »

D'après les informations de Nathalie Tremblay

Plus d'articles