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Des organismes réclament le droit au logement à Gatineau

Aministie internationale, l'organisme Logemen'Occupe et des dizaines de personnes ont réclamé de meilleures conditions de logement et un plus grand engagement de la part des gouvernements du Québec et du Canada, mercredi, à Gatineau.

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) amorçait une série de rencontres publiques qui se dérouleront dans cinq villes, sur une période de cinq semaines.

Le coordonnateur de l'organisme régional Logemen'Occupe et la directrice d'Aministie internationale section Canada francophone ont profité du passage du FRAPRU en Outaouais pour presser les gouvernements à agir, et vite, à l'égard des gens vulnérables.

« Ce qu'on dit au gouvernement, c'est de donner des recours juridiques à ces personnes qui leur permettent de dire ''ma dignité est atteinte, je ne peux pas vivre'' et c'est ce qu'on va entendre des premiers concernés dans le cadre de cette tournée. Il faut que le gouvernement agisse et assurent leurs droits », a déclaré la directrice générale d'Amnistie internationale section Canada francophone, Béatrice Vaugrante, en entrevue à l'émission Sur le Vif.

Le logement, un droit

À l'instar des Nations unies, Amnistie internationale soutient que le logement abordable devrait être un droit, au même titre que la santé, par exemple.

« Malheureusement, on a ici dans nos lois nationales, auprès de nos législateurs, une plus grande difficulté à reconnaître ces droits-là. Ils sont plutôt variables. Ça fait référence à la dignité humaine. Des gens vivent dans des conditions indécentes. Ça a des répercussions sur leur éducation », soutient Mme Vaugrante.

Selon le coordonnateur de Logemen'Occupe, François Roy, on retrouve 270 000 ménages locataires au Québec, dont 9340 à Gatineau. Ils ont des besoins urgents, parce qu’ils vivraient dans des logements insalubres, trop chers ou trop petits.

Dans le cadre de sa tournée, le FRAPRU veut recueillir des informations sur l’état du droit au logement et des témoignages de résidents qui vivent difficilement dans leur logement. À Gatineau, une dizaine de personnes, surtout des mères célibataires, ont raconté leur histoire aux organismes présents.

« Beaucoup de situation d'insalubrité, des logements avec la présence d'infiltration d'eau, la vermine, les rats, des gens sauvagement évincés sans décision de la régie du logement. Des propriétaires qui se font justice eux-mêmes. Une série d'histoires d'horreur », a déclaré M. Roy.

Le FRAPRU et Logemen'Occupe soutiennent que le gouvernement fédéral présentera bientôt la première Stratégie canadienne sur le logement et que le gouvernement du Québec dispose enfin de surplus substantiels qu’il pourrait investir dans le logement social.

« Il y a eu des avancées. Avec les pressions importantes que les groupes ont faites, il y a eu des investissements, mais jamais à la hauteur des besoins et surtout dans la capacité de payer d'un état aussi riche que le Canada ou encore le Québec, il devrait y avoir davantage d'efforts de mis pour répondre aux besoins des personnes vulnérables », affirme M. Roy.

Selon les deux organismes, les investissements des deux gouvernements se traduisent par l'ajout de 3000 nouveaux logements sociaux au Québec en 2017-2018.

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