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Des paramédicaux pressent l’Ontario d’agir pour pallier la pénurie d’ambulances à Ottawa

Les ambulanciers paramédicaux de l'Est ontarien prient l'Ontario de trouver une solution immédiate, même si elle est temporaire, pour pallier la pénurie d'ambulances à Ottawa.

Cinq services paramédicaux des municipalités voisines de la capitale nationale ont discuté par téléphone, mardi, avec des représentants du ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Ils ont fait valoir qu’une pénurie quotidienne d’ambulances à Ottawa a forcé leur propre service à prendre la relève à un niveau sans précédent.

Les ambulanciers paramédicaux ont aussi fait savoir aux représentants du ministère qu’ils seront responsables si aucune ambulance n’est disponible pour répondre à un appel urgent, où la vie d’une personne est menacée, dans une des municipalités touchées.

« Nous ne pouvons plus attendre. Vous devez prendre les choses en main [trad. libre] », a livré comme message le directeur des Services d’urgence de Prescott et Russell, Michel Chrétien, lors de la conférence téléphonique.

Il a ajouté que la situation actuelle avait dépassé la simple crise et était en fait « une situation désespérée ». M. Chrétien craint que son service soit un jour incapable de répondre à une situation où la vie d’une personne est en jeu.

« Quelqu’un sera gravement blessé ou, dans le pire des cas, en mourra [trad. libre] » déplore le directeur.

En juillet, les municipalités se sont adressées à la Ville d’Ottawa pour tenter de résoudre la situation, mais en vain.

Nous allons montrer du doigt le ministère et la Ville d’Ottawa pour dire : "Nous vous avions averti" [trad. libre].

Michel Chrétien, directeur des Services d’urgence de Prescott et Russell

Les ambulanciers paramédicaux d’Ottawa se sont aussi entretenus avec des représentants du ministère de la Santé, mardi, et les discussions se poursuivent, selon le chef Peter Kelly.

Les informations transmises restent toutefois confidentielles pour le moment, a précisé M. Kelly par courriel.

Un nouveau système de répartition

Les cinq municipalités ont demandé à la province de changer le type d’appels pour lesquels ils sont sollicités à intervenir sur le territoire d’Ottawa.

Les ambulanciers paramédicaux des milieux ruraux estiment qu’ils passent trop de temps à répondre à des appels jugés non prioritaires, notamment pour des fractures ou des étourdissements.

« J’ai l’impression que l’urgence de la situation n’est pas prise au sérieux [trad. libre] », souligne le chef du Service paramédical du comté de Renfrew, Mike Nolan.

Les services paramédicaux souhaitent l’implantation d’un système de répartition, qui permet d’obtenir plus d’information sur le type d’urgence.

D’ici là, ils souhaitent que la province change la définition d’un appel « code 4 », pour lequel ils doivent intervenir, afin d'inclure seulement les urgences prioritaires, comme les arrêts cardiaques, les pertes de conscience et les étouffements.

Dans une déclaration par courriel, un porte-parole du ministère de la Santé, Daniel Jensen, précise que les représentants de la province travaillent activement à trouver une solution.

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