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Des parents appuient la grève des enseignants en Outaouais

La suspension des cours et la fermeture des services de garde dans les écoles de trois commissions scolaires de l'Outaouais, où les enseignants sont en grève mercredi, ont forcé des parents à user d'imagination pour se rendre au travail.

Malgré le casse-tête que cela engendre, le délégué syndical Romain Vanhooren affirme sentir l'appui des parents.

« D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si on a averti longtemps d'avance [la tenue de] la grève pour que les parents puissent s'organiser », explique-t-il.

Sylvain Tremblay, président du comité de parents de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), estime aussi que les parents appuient les revendications des syndiqués, puisque ceux-ci tentent d'empêcher le « saccage du système d'éducation ».

M. Tremblay déplore toutefois la fermeture des services de garde, qui complique la situation pour les parents.

Une solution pour les parents

Par ailleurs, pour dépanner les parents pris au dépourvu par la grève, certaines entreprises offrent des services de garderie. C'est le cas d'Altitude Gym, à Gatineau, qui accueille une trentaine d'enfants.

L'Association de soccer de Hull, qui offre habituellement des jours d'activités lors des journées pédagogiques, reçoit 26 enfants en ce jour de grève. Ceux-ci ont pu pratiquer leur sport sur le terrain synthétique du stade Mont-Bleu.

De son côté, l'entreprise Tube et Jujubes de Gatineau a tenté d'offrir un service semblable, mais n'a pas eu suffisamment d'inscriptions. Elle dit toutefois accueillir mercredi une clientèle plus importante qu'à l'habitude.

Québec se dit incapable de répondre aux demandes des enseignants

Le député de Papineau et adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation, Alexandre Iracà, trouve que cette journée de grève est désolante pour les parents.

Les négociations entre Québec et les enseignants achoppent sur plusieurs questions, dont le salaire, la hausse du nombre d'élèves par classe et l'abolition de 800 postes pour aider les enfants vulnérables.

Québec estime que les demandes salariales présentées par les enseignants - des augmentations de 13,5 % étalés sur trois ans- sont « beaucoup trop importantes ».

Alexandre Iracà affirme avoir le soutien de la population, « on entend clairement le message de nos enseignants, mais les gens dans la rue nous disent de continuer qu'il ne faut pas laisser de dette à nos enfants »

« Je pense qu'il faut respecter la capacité de payer des Québécois et Québécoises »

Malgré tout, le député de Papineau souligne que les besoins des élèves sont au coeur des préoccupations du gouvernement, « j'ai confiance que les négociations s'aligneront sur les élèves, le plus important, c'est que les élèves ne soient pas pénalisés en bout de piste »

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