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Des parents inquiets après la sortie de route d'un autobus scolaire

Des élèves de l'École secondaire de l'Érablière ont eu toute une frousse mardi soir, lorsque le chauffeur de leur autobus scolaire a fait un malaise et que le véhicule a terminé sa course dans un fossé de la route 307, près de Cantley. L'incident n'a fait aucun blessé, mais a provoqué l'ire de certains parents.

Un texte de Yasmine Mehdi

« Il était dans tous ses états, c'était la première fois qu'il vivait une situation comme ça », a relaté Martin Caron, le père d'un des élèves qui se trouvaient dans le véhicule au moment des faits.

Son fils âgé de 13 ans est arrivé au domicile familial avec 45 minutes de retard, alors que son père commençait à s'inquiéter.

L'adolescent lui expliquera plus tard que son chauffeur d'autobus a eu un malaise « s’apparentant à une crise d'épilepsie ». Après l'incident, le conducteur d'un autre autobus scolaire se trouvant non loin de la scène a rapidement pris en charge la douzaine d'étudiants et les a reconduits chez eux.

« Ça a pris un bon bout de temps [mardi] soir avant [que mon fils] ne s'endorme, parce que c'est certain que c'est des images qui sont restées collées en boucle dans sa tête », a déploré M. Caron.

Plusieurs interrogations

Au lendemain des faits, M. Caron se pose toujours bien des questions.

Il déplore que la Commission scolaire des Draveurs n'ait informé les parents de l'incident que mercredi après-midi. Il se demande si le chauffeur impliqué avait une condition médicale connue de son employeur.

« De quelle façon est-ce qu'on protège les enfants avec des conducteurs en pleine possession de leurs moyens pour faire leur travail, qui est d'assurer la sécurité des élèves? », a-t-il demandé. Il affirme avoir discuté de l'incident avec d'autres parents, qui ont aussi exprimé de l'inquiétude.

Le président de la Commission scolaire, Claude Beaulieu, admet que les parents auraient dû être informés plus rapide.

« On va revoir nos façons de faire, parce qu'on aurait aimé avoir cette communication plus rapidement », a-t-il affirmé.

M. Beaulieu a confirmé que le chauffeur d'autobus impliqué n'est pas retourné au travail depuis l'incident, ce dernier étant en convalescence. « Dépendant de la gravité de la situation, il pourrait être inapte à conduire dans un avenir rapproché », a-t-il précisé.

Le président de la Commission scolaire a soutenu que la compagnie de transport avait la responsabilité de faire « toutes les vérifications pour nous assurer que les chauffeurs sont en bonne santé ».

« S'il avait eu un diagnostic, ce chauffeur n'aurait pas eu l'autorisation de conduire », a-t-il déclaré. « Un accident, c'est quelque chose qu'on ne contrôle pas. Toute personne peut avoir un malaise sans avoir eu d'antécédents. »

Les détails du dossier de l'employé n'ont toutefois pas été rendus publics et M. Beaulieu n'a pas pu dire de quelle nature est le malaise qu'il a subi mardi.

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