Retour

Des plaques d'égout d'Ottawa… à Vankleek Hill

Dans l'Est ontarien, les rues de Vankleek Hill comportent une anomalie qui, la plupart du temps, passe inaperçue. Il suffit pourtant d'un peu d'observation - et de patience - pour découvrir, les yeux rivés au sol, cette bizarrerie qui fait sourire...

De nombreuses plaques qui recouvrent les bouches d'égout pluvial et sanitaire portent ainsi le nom d'autres Municipalités.

Et détrompez-vous, ce n'est pas l'œuvre d'un employé municipal blagueur!

« Ce sont surtout des ouvrages qui ont été faits entre les années 1950 et 1970. Il y avait différents développeurs, différentes compagnies qui fabriquaient des bouches d'égout. C'est comme ça qu'on retrouve différentes sortes de plaques », explique le directeur des travaux publics du Canton de Champlain, James McMahon.

Renfrew, Ottawa, Lachute...

Plusieurs de ces couvercles en fonte utilisés par la Municipalité dans le village de Vankleek Hill arborent le nom de Renfrew, une communauté à l'ouest d'Ottawa.

D'autres ont initialement été conçues pour la Ville de Lachute ou l'ancienne Ville de Hull.

Surtout, en « magasinant » ses bouches d'égout, le Canton de Champlain peut réaliser des économies variant de 200 $ à 400 $ l'unité.

Neuve, une plaque pour un égout pluvial, ça joue de 600 $ à 1000 $ et les sanitaires, c'est pas mal plus haut. Tu peux aller à 1500 $ par [trou d'homme].

James McMahon, directeur des travaux publics du Canton de Champlain

Les développeurs y trouvent aussi leur compte

Dans les secteurs domiciliaires plus récents de Vankleek Hill, les passants peuvent aussi remarquer des plaques portant le nom de la Ville d'Ottawa.

C'est qu'en raison de leur étendue, les grandes agglomérations - comme la capitale nationale - doivent gérer des surplus d'inventaires.

« C'est arrivé effectivement que nous soyons dans la possibilité d'utiliser des plaques d'anciens stocks, qui permettent de réduire les coûts », indique Mathieu Beaussart, estimateur et chargé de projet chez une compagnie d'excavation de la région de Hawkesbury.

Selon ce dernier, les développeurs peuvent aussi y trouver leur compte, à l'instar des municipalités. Si le produit est déjà prêt, la livraison peut être effectuée plus rapidement.

« Si on arrive à se mettre d'accord avec les Municipalités sur des restes de couvercles, on a la possibilité de réduire considérablement les délais d'approvisionnement », fait savoir M. Beaussart.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un homme sauve un faucon d'une attaque de serpent





Rabais de la semaine