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Des problèmes de traduction au procès de quatre femmes accusées d'agression sexuelle

Une traductrice des vidéos utilisées comme preuve a comparu, lundi matin, au procès de quatre femmes d'origine congolaise accusées d'agression sexuelle, au palais de justice d'Ottawa.

Eunice Ilunga, 43 ans, Sandrine Tomba-Kalema, 37 ans, Safi Mahinja, 27 ans, et Nina Janina Raul, 35 ans sont accusées d'avoir enlevé, séquestré et agressé sexuellement une femme de 21 ans en 2015.

Les accusées auraient filmé l'agression et diffusé la vidéo sur internet. Selon la couronne, les accusées auraient agi ainsi pour se venger d'une présumée relation amoureuse entre la victime et un homme.

Une témoin issue de la communauté congolaise, Eugenie Kalagirwa, a été appelée à la barre pour traduire du lingala (une langue parlée au Congo) vers le français les paroles prononcées sur la vidéo de l'agression.

Les compétences de Mme Kalagirwa à titre d'experte ont été contestées par la défense, puisqu'elle n'a pas été formée à cette fin. Le juge l'a toutefois autorisée à comparaître à titre d'experte en traduction du lingala au français, étant donné que le lingala est sa langue maternelle et que sa langue seconde est le français.

Le procès a été ajourné jusqu’à mardi matin, 10 h. La victime, dont le nom est protégé par un interdit de publication, comparaîtra par vidéoconférence.

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