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Des propriétaires de pitbull se rassemblent sur la colline du Parlement

Une cinquantaine de propriétaires de pitbulls se sont rassemblés sur la colline du Parlement, à Ottawa, dans le cadre de la journée internationale contre les lois interdisant les races canines.

L'objectif des organisateurs du rassemblement était de sensibiliser la population au sort des pitbulls. Une loi interdisant certaines races de chiens existe déjà en Ontario. À Ottawa, la Ville a toutefois décidé de ne pas mettre en application le règlement provincial.

Les élus québécois doivent se prononcer à l'automne sur le projet de loi 128, qui interdira notamment les chiens de type pitbull et d'autres chiens réputés comme étant dangereux.

« [Ces lois sont] inefficaces et coûtent beaucoup d'argent. Elles punissent des propriétaires responsables et des chiens qui n'ont rien fait de mal », a plaidé la fondatrice de l'association Ottawa Citizens Against Breed Specific Legislation (Citoyens d'Ottawa contre les lois interdisant une race de chien), Alix Packard.

Maxime Myre s'est rendu sur la colline accompagnée de son chien afin de montrer que « tout chien peut être un bon chien ».

« Ça fait trois ans qu'on a notre chien et juste de prendre une marche avec notre chien, c'est difficile. Tout le monde le regarde avec des préjugés. Il y a beaucoup de stress dans la famille, tu ne sais jamais ce qui peut arriver à ton chien. On a tout le temps peur », a indiqué M. Myre.

Une manifestation similaire a eu lieu à Montréal samedi.

Une minorité de gens sont mécontents, selon la Ville de Gatineau

Le conseiller municipal responsable de la Sécurité publique à Gatineau, Jocelyn Blondin, a pour sa part rappelé que le projet de loi provincial correspond aux souhaits de la Ville.

« On recommandait d’aller vers un style d’abolition sous forme d’attrition, c’est-à-dire que ceux qui ont déjà les chiens peuvent les garder en respectant les recommandations, mais on ne voulait plus de nouvelles acquisitions de chiens jugés potentiellement dangereux », a-t-il expliqué.

M. Blondin a minimisé l'opposition à ce projet de loi. « On parle d’une minorité de gens qui manifestent par rapport à ceux qui se plaignent de la présence de ces chiens-là », a-t-il indiqué.

Le conseiller a souligné que dans les derniers mois, davantage de surveillance était effectuée pour s'assurer que les propriétaires de chiens potentiellement dangereux respectent la règlementation municipale, qui leur demande notamment d'enregistrer, de castrer, de tatouer leur chien. Elle exige aussi que les chiens portent une muselière lorsqu'ils se promènent sur la rue et qu'une laisse de moins de deux mètres soit utilisée.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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