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Des propriétaires inquiets de changements pour protéger les terres agricoles à Ottawa

Des résidents des secteurs ruraux de la capitale nationale s'inquiètent de la décision de la Ville de changer la désignation de certaines parcelles de terrain situées sur son territoire, afin de protéger des terres agricoles considérées comme de grande qualité.

La Commission des affaires municipales de l'Ontario a exigé de la Ville qu’elle mette à jour son système d’évaluation des terres et d’analyse des zones, vieux de 20 ans, afin de bien représenter les changements en agriculture et en cartographie des sols.

Quelque 300 propriétaires fonciers ont récemment reçu une note de la Municipalité les avisant que leur terrain pourrait être visé par un changement de désignation, pour passer d’une zone rurale à une zone agricole, ou vice versa.

Les conseillers municipaux ont entendu, mardi, à l’hôtel de ville, les doléances de bon nombre de citoyens dans ce dossier.

Un changement de vison

Tony Faranda, propriétaire d’un terrain de 200 acres dans la communauté de Munster, s’est dit étonné d’apprendre que sa parcelle ne serait plus considérée comme située dans une simple zone rurale, mais bien comme une terre agricole.

« On peut y faire pousser du foin. Ce n’est pas une terre de premier choix [trad. libre] », plaide-t-il.

Il s’inquiète qu’une nouvelle désignation puisse le limiter dans l’utilisation de son terrain, lui qui souhaite un jour séparer sa parcelle de terre. Il affirme avoir embauché un expert pour des tests indépendants sur le sol afin de s’opposer à la nouvelle désignation.

Cardel Homes s’est quant à lui présenté devant les élus pour demander à la Ville de considérer de déclasser sa propriété de Riverside South, considérée comme une terre agricole, pour une désignation rurale. Le conseiller Scott Moffatt, du quartier Rideau-Goulbourn, estime toutefois qu’il y a peu de chances que cela se produise puisque le sol sur cette parcelle du chemin Rideau est considéré comme excellent.

L’élu explique que la Ville a revu sa façon de penser par rapport aux terres agricoles. « [Autrefois,] les politiques n’existaient pas pour protéger les terres agricoles et, maintenant, nous travaillons plus fort pour protéger les terres de grande qualité [trad. libre] », souligne le conseiller Moffatt.

Selon lui, la croissance de la Ville – qui anticipe avoir besoin de 130 000 nouvelles habitations d’ici les 20 prochaines années – se fera sur des terres peu productives, et non sur des terres agricoles de premier choix.

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