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Des radars photo sur les chantiers de construction en Outaouais?

Depuis le début de l'année 2016, les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont émis plus de 500 constats d'infraction pour vitesse aux abords des chantiers de construction des autoroutes 5 et 50. L'an dernier, 838 constats avaient été distribués et 686, en 2014.

Les automobilistes sont donc toujours nombreux à rouler trop vite. Des radars photo changeraient-ils leur comportement? Et pourquoi n'en retrouve-t-on pas sur ces deux autoroutes?

Si les amendes salées, les arrestations, les contraventions et la sensibilisation semblent peu inciter les automobilistes à ralentir dans les zones de construction, le sergent Marc Tessier de la Sûreté du Québec doute que des radars photo puissent en faire plus.

« On a des radars dans les municipalités et on voit que plusieurs personnes, même en voyant les affiches et les camions, se font encore intercepter », rapporte Marc Tessier.

C'est le ministère des Transports du Québec qui est responsable d'installer des radars photo sur les chantiers de construction de la province.

« Il est possible de placer des radars photo, dans la mesure où la ville et les ministères déterminent que le chantier en question correspond aux critères requis pour obtenir un radar photo », explique la porte-parole du ministère Nomba Danielle.

La Ville de Gatineau doit faire la demande à Québec pour que le dossier soit étudié par le ministère des Transports.

Des interventions parfois difficiles

Le sergent Marc Tessier ajoute que des interventions pour excès de vitesse sont fréquentes sur l'autoroute 50.

« Au quotidien, il y a des opérations près des chantiers tout au long de la saison. Les automobilistes ont de la difficulté à suivre les limites de vitesse dans les zones de travaux », croit le policier.

Aussi, la configuration des chantiers de construction rend les opérations contre l'excès de vitesse assez difficile pour les policiers.

Par exemple, sur le pont des Draveurs à Gatineau, il est difficile pour une auto-patrouille de s'y stationner, afin d'intercepter des automobilistes.

« On va utiliser les policiers à moto. Sinon, on va avoir des véhicules près des sorties, mais c'est plus difficile sur le pont », constateMarc Tessier.

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