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Des résidences de soins spéciaux inquiètes de l'impact de la hausse du salaire minimum

Les résidences ontariennes de soins spéciaux se plaignent d'être asphyxiées par des coûts de fonctionnement élevés et craignent l'impact de la hausse du salaire minimum, qui est passé à 14 $ l'heure le 1er janvier.

Un texte de Cristèle Magnout

Ces établissements, qui prennent soin d'adultes qui souffrent d'un handicap physique, de problèmes psychiatriques ou de déficience mentale, emploient des personnes au salaire minimum.

Ce secteur d'activité compte 600 résidences pour environ 6000 patients.

Gaétan Brisson, président de la résidence Ste-Marie à Vars près d’Ottawa, estime que l'augmentation du salaire minimum coûtera à son établissement entre 22 000 et 25 000 $. « Il ne s’agit là que d’une estimation du budget salarial », souligne-t-il. Il emploie dix personnes dont huit sont payées au salaire minimum.

Les propriétaires des foyers craignent l’impact de la hausse du salaire minimum sur les services alimentaires, les frais d’entretien des locaux et d’autres services essentiels.

« La clientèle a besoin de soins particuliers 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 », précise Connie Evans.

Les foyers reçoivent de 50 à 52 $ par jour et par client de la province, mais jugent ces sommes insuffisantes pour leur fonctionnement. Le gouvernement provincial a procédé à une hausse de 6 % du financement entre juillet 2017 et janvier 2018 après quatre ans sans augmentation.

Gaétan Brisson estime pour sa part que cette hausse de 6 % ne compense pas l'augmentation du salaire minimum, mais va aider à amortir le coût de la vie élevé.

Les propriétaires des foyers ont entrepris des démarches pour demander une majoration du financement afin de l'ajuster aux augmentations prévues du salaire minimum. La réponse se fait attendre.

Par courriel, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario rappelle que les résidences de soins spéciaux sont des établissements privés à but lucratif qui offrent des services d’hébergement, des repas et du soutien à des adultes.

Le ministère dit continuer d’étudier le financement pour 2018 et 2019, tout en soulignant que le gouvernement a réduit le taux d’imposition des petites entreprises à 3,5 % en janvier 2018.

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