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Des résidentes d'Ottawa contestent les accusations de la compagnie Uber

La compagnie Uber reproche à quatre clientes ottaviennes d'avoir uriné sur les sièges arrière de véhicules. Les quatre femmes démentent avoir agi de la sorte.

Dans chacun des cas, les clientes ont reçu un courriel du géant du covoiturage commercial le lendemain de la course leur disant qu'elles devaient payer 150 $ additionnels pour avoir uriné dans un véhicule Uber.

Les quatre incidents se sont déroulés les quatre derniers mois, et chaque cliente avait un chauffeur différent.

Frais de nettoyage pour le conducteur

Le 26 mai au matin, Danielle Hanna est sortie d'un restaurant de la rue Elgin pour prendre un taxi Uber. Tout lui semblait normal, a-t-elle raconté.

Mais, c'est le lendemain matin qu'elle a reçu un courriel.

« Ils m'ont dit que j'avais pissé dans la voiture. Est-ce que vous vous imaginez une femme de 40 ans uriner dans une voiture ? », a-t-elle demandé.

Elle a immédiatement écrit à Uber pour contester les frais supplémentaires. La compagnie lui a répondu qu'il y avait des clauses contraignantes avec les courses.

« Ils m'ont dit : "Vous avez signé un contrat lorsque vous vous êtes inscrites sur Uber, et vous devez payer les frais de nettoyage, parce que le chauffeur dit que c'est vous [qui avez causé les dégâts]" », a-t-elle poursuivi.

Les termes du contrat stipulent que les passagers sont responsables des dommages qu'ils causent dans et en dehors du véhicule. Les frais de nettoyage imposés par la compagnie vont de 20 à 150 $, en fonction de l'ampleur des dégâts. Les frais couvrent tout, que l'on renverse des aliments ou que l'on échappe des fluides corporels.

Ces frais de nettoyage vont directement dans la poche du chauffeur et ne sont pas remboursables selon Uber.

Caroline Dufour est sortie samedi pour aller boire un verre avec un ami. Ils ont décidé de prendre un taxi Uber, alors qu'il pleuvait.

Le trajet s'est déroulé sans problème et Mme Dufour dit qu'elle est arrivée chez elle sans encombre. Le lendemain matin, elle a reçu un courriel

« Ils écrivaient que les fluides corporels sont des matières biologiques dangereuses et que j'avais fait perdre d'autres clients au chauffeur », a-t-elle témoigné.

Elle a depuis contacté Uber des dizaines de fois pour être remboursée.

« Je leur ai envoyé des messages, je les ai harcelés... et ils ne bougent pas », a expliqué Mme Dufour.

« Ils s'attaquent à des clients alcoolisés pensant qu'ils ne se souviendront de rien. Nous avions bu, mais nous n'étions pas saouls au point de nous pisser dessus et de ne pas nous en rappeler », a-t-elle assuré.

Lundi, Uber lui a offert une réduction de 50 $, tout en arguant que les accusations n'étaient « pas correctes » et sans donner plus de détails.

Pour Mme Dufour, ça ne suffit pas.

Uber a aussi envoyé des photos de sièges de voiture tachées aux clientes.

« L'arrière du siège est mouillé. Alors, sérieusement, si quelqu'un faisait pipi sur un siège, la tache sera juste sur le siège et pas à l'arrière de celui-ci », a argumenté Mme Hanna.

Crystal Grierson a aussi vécu la même expérience. Elle est la seule sur les quatre clients d'Uber à avoir été remboursée.

Avec les informations de CBC

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