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Des résidents de Constance Bay chassés de leur maison deux mois après les inondations

Plus de deux mois après les inondations qui ont touché une partie de l'Outaouais et de l'Est ontarien, des résidents de Constance Bay, à l'ouest d'Ottawa, sont forcés de quitter leur maison en raison des dommages causés par l'eau.

Kara Shaw Plourde, dont le sous-sol de sa maison de l'avenue Baillie est toujours inondé par des eaux sous-terraines, est du nombre. Des inspecteurs lui ont annoncé jeudi qu'elle et ses deux enfants devaient quitter immédiatement les lieux. Sa maison sera bientôt détruite.

Mme Shaw Plourde a passé la journée de samedi à faire des boîtes en vue d'un déménagement. Elle et ses filles de 8 et 9 ans iront désormais louer une maison, de nouveaux coûts après les inspections et les réparations d'urgence dans sa résidence maintenant inhabitable.

« Je vais trouver une solution, je ne sais pas encore comment parce que ma priorité est maintenant de sortir de cette maison pour la sécurité de mes enfants. Mais je vais trouver une solution », confie-t-elle.

Comble de malchance, un arbre est récemment tombé sur sa voiture durant un orage, brisant le pare-brise. Kara Shaw Plourde est convaincue que l'incident est lié à l'inondation de son terrain, mais il coûterait trop cher pour elle de le vérifier.

Son cas n'est malheureusement pas unique, alors que trois autres maisons de Constance Bay devront également être rasées.

« Deux mois après les inondations, des familles ont encore des problèmes à un point tel que certaines doivent être évacuées », indique Heather Lucente, directrice des opérations de secours de la ville.

Si son organisme a été fondé au plus fort de la crise des inondations, Mme Lucente rappelle que des besoins urgents subsistent encore dans la communauté en bordure de la rivière des Outaouais.

« On aide présentement une centaine de foyers, que ce soit pour la reconstruction ou l'appui. Des gens n'ont toujours pas d'eau chaude ou encore d'eau potable. Ils viennent prendre des douches au centre communautaire, on leur donne de l'eau », raconte-t-elle.

Un gouffre financier

Joanne Kumpf est une autre résidente de Constance Bay qui a perdu sa maison. Elle compte éventuellement en faire construire une autre au même endroit, mais en attendant elle loue une résidence.

« C'est un gouffre financier. Comment on va s'en sortir et gérer tout ça ? » se demande-t-elle.

Les dépenses qui s'accumulent ne font qu'augmenter son niveau de stress depuis des semaines ajoute Mme Kumpf.

Dans ces moments difficiles, Joanne Kumpf exprime sa reconnaissance envers les divers groupes qui l'ont aidé et continuent à le faire.

« Je ne pensais jamais avoir besoin de dons pour mes articles de toilette ou la nourriture, mais je suis contente que l'aide soit là, ça veut tout dire. »

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